Seiki.
Event en cours.
La quête du pouvoir a toujours été un dangereux moteur. Malgré les sentiers destructeurs qui devaient être empruntés pour y accéder, les guerriers de cette ère en ont fait leur essence. Ils pourfendaient les terres décharnées - avec une gloire exquise, des dogmes écrasant les âmes et un seul dessein : détruire, posséder, dominer. Les grandes contrées étaient bercées par le fer des armes, une mélodie routinière dans ce climat sous tension constante.Afin de plus rapidement effleurer l'apogée du prestige, des clans naquirent et de puissants êtres ne firent plus qu'un pour s'assurer d'une invulnérable descendance. Au cœur du chaos, émergèrent des factions, des combattants liés par le sang, le chakra et les capacités. Leurs apparitions diminuèrent le désordre créé par les soldats indépendants – qui se rangèrent face à cette montée en puissance. L’accalmie permit aux Daimyos - anciennement terrassés par ce chaos, de reprendre leurs fonctions. Les frontières se dressèrent, scindant les nations divisées.



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Bunraku Busan
Bunraku Busan
Statut : Chef Marionnettiste • A
Expérience : 95

Feuille de personnage
Inventaire: 5 kunaïs, 5 bombes fumigènes, 2 parchemins explosifs, parapluie, Venin de Topaze, bouclier, fragments de pantin ; Michiko, Kubinashi.

Sujet : ars moriendi.

rédigé le le Mer 8 Avr - 19:52

    ars moriendi.

    solo

    ◊ ◊ ◊


    Certains panégyriques ont à cœur d’encenser le schah idoine, d’honorer piteusement le tædium vitæ qui frappe les mortels impies, ceux-là toujours flétris d’un escient apodictique ; déjà, il lui faut enfouir ses plaintes, puis imposer le secret à son algie. Busan supporte de graves souffrances ; malgré tout, la gueule est tortuée au rythme d’abondantes patenôtres, et telle une sentence incendiaire, la colère déclarée perd les moyens de consommer la vendetta qui, jusqu’alors, était le moteur impérissable des grands maux, écrasant les lâches sans aucun espoir ni aucune issue.

    Oh ! non, il n’ira pas traverser les airs, monter en haut des cieux et attester que là où le basané s’élève les dieux ne siègent pas. Ne seront nécessaires, en vérité, que quelques nycthémères de flânerie sur la sente fuligineuse ; attendu que ce haut fait, qu’il soit d’ange déchu ou de séraphin, c’est uniquement aux culs-bénits d’en toiser.
    Défait, donc, de toute maxime divine, le voilà païen libre de ses choix et de ses plus mauvaises réalités — c’est l’effigie ouatée par une figure noir de jais au bec oblong qui approche du char ailé.

    « Es-tu certain de toi ? de ce choix que tu t’apprêtes à faire ? Busan, n’as-tu pas assez éprouvé ? Que pourra bien faire cette âme courageuse et implacable, qui m’a tant donné sous les morsures du malheur, si elle n’est plus la victime du temps ? » Les phalanges comme appui sur le pavé, le marionnettiste se relève souplement, dépare le faciès de la gracieuse avant de phosphorer ses obsidiennes intimement régaliennes ; cobaye du fortuit, elle est sa rose ultramarine arrachée à la courtille des Chimères. « Personne ne pourra me refuser ce mal. Je suis venu sauver des crimes monstrueux. Je dois marcher sur mes ennemis, à leurs mains arracher leurs torches. L’immortalité, plus qu’hier et demain, est un pari qui me plaît. Où donc a fui la lumière, Michiko ? »



    L’œil angoissé pénètre pourtant la vie des choses, à demeure la puissance de l’harmonie quand Busan enveloppe les crânes mercantiles. Il se tient coi, par peur de rater la moindre tirade que la belle mannequin lui discuterait au sortir de la Providence. Cruels, abominables, inédits, surtout effrayants pour l’empyrée. « Nulle part… Fais donc et vois, si j’avais raison. Tu dois t’adapter aux circonstances. Tu ne pourras pas revenir en arrière. Busan. Busan ? Tu es rempli d’orgueil — atténue ta rage ! Accorde-moi ta confiance, écoute-moi. Ce n’est pas une faute simple ni médiocre que tu médites. Je le vois sur ton visage, jusqu’où peut aller ton ire. Je t’en prie ! Tu n’as pas besoin de cette vie. » Sur le palais du pantin clapotent en sourdine les zéphyrs de Tsurî, charroyés par des souvenirs indicibles d’une citadelle lointaine, bercés par un phare que des parangons érigèrent ; c’est bien elle qui va lui apporter en offrande le trésor de son sarcophage. « Arrête de vouloir verser des torrents de larmes. Tu n’en es même plus capable. Je n’aurai de repos qu’en voyant le monde entier s’écrouler avec moi. Prends garde — si je dois périr, ce sera dans ma chute. L’Existence est une chienne goulue. Viens avec moi et tuons-la. »

    Névrose accouchée, sur son tonnerre gronde d’invisibles libertés. La dextre songeuse étaye ses dires, exorbitante — l’intuition qu’un rien d’éternité gîte et existe.

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