Seiki.
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La quête du pouvoir a toujours été un dangereux moteur. Malgré les sentiers destructeurs qui devaient être empruntés pour y accéder, les guerriers de cette ère en ont fait leur essence. Ils pourfendaient les terres décharnées - avec une gloire exquise, des dogmes écrasant les âmes et un seul dessein : détruire, posséder, dominer. Les grandes contrées étaient bercées par le fer des armes, une mélodie routinière dans ce climat sous tension constante.Afin de plus rapidement effleurer l'apogée du prestige, des clans naquirent et de puissants êtres ne firent plus qu'un pour s'assurer d'une invulnérable descendance. Au cœur du chaos, émergèrent des factions, des combattants liés par le sang, le chakra et les capacités. Leurs apparitions diminuèrent le désordre créé par les soldats indépendants – qui se rangèrent face à cette montée en puissance. L’accalmie permit aux Daimyos - anciennement terrassés par ce chaos, de reprendre leurs fonctions. Les frontières se dressèrent, scindant les nations divisées.

Sabaku no Sarabi
Sabaku no Sarabi
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Sujet : Re: ジェネシス ➥ Aux prémices d'une genèse - Shû.

rédigé le le Lun 13 Juin - 9:08

Aux prémices d'une genèse.
Yuminari & Shû.



Sous un ciel orangé, je marchais dans les grandes avenues de terre d'Hoshi. L'air était différent, rempli de gaz qui avait des odeurs différentes d'un oxygène épuré et qui irritait lentement les poumons de toute personne restant trop longtemps dans ces contrées maudites. Le Pays de l'Ours était tristement réputé pour une météorite ayant pourfendu des champs et des rizières, rendant ainsi les lieux stériles à la création végétale mais aussi animale. Hoshigakure no Sato était peuplé d'autochtones sauvages et marginaux qui ressemblaient à des fantômes errant dans cette nation désaffectée. Je restais taciturne, une étoffe blanche contre ma bouche, je tentais pauvrement de contrer ces spores de corrompre mon système immunitaire. Le Pays de l'Ours avait déjà laissé des stigmates profonds comme les cicatrices sur mes poignets, mes chevilles, mon épine dorsale, mais aussi mon timbre de voix modifié par les hurlements incessants que j'avais pu lâcher et cet homme attaché à la routine d'écraser son pied sur ma glotte quand j'étais étendue devant son regard dominant. Ces souvenirs firent naître des frissons douloureux et je fermais les yeux un instant, assez fortement pour créer un pli sur mon front. Mes cheveux ne passaient pas inaperçus et étaient symbole de mauvais augure dans les esprits étroits des paysans d'Hoshi, mais personne ne s'approchait, ne bousculait, insultait. Le peuple restait cloitré derrière des fenêtres sales, derrière les poteaux vermoulus de vieux bars et relâchait des soupirs entre eux pour se tenir informer. J'accélérais ma marche, me sentant comme oppressée par ces pupilles endoctrinées. Je gardais cependant un air fier ancré sur mon faciès, j'avais réussi à dépasser les limites que m'avaient imposées ce pays et m'étais délivré moi-même de mon avenir d'esclave. J'étais devenue une Kunoichi et avais su explorer l'essence qui coulait dans mes veines et qui alimentait des capacités que j'avais toujours pensées évanoui.

Dans les bras végétaux, à la lisière des pics escarpés, une demeure champêtre scindait le décor et ses ornements rappelaient ce manoir où j'avais grandi. Chaque arabesque, chaque petit détail me renvoyait à leur visage dont j'avais été coupée pendant une période qui semblait sempiternelle. Avalés dans leurs propres flammes en cherchant à protéger ce don unique qui avait exalté leurs organismes pendant des années, ils m'avaient laissé dans leurs traces, derrière leurs pas qui avaient disparu, léchés par une vague de feu.

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