Seiki.
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La quête du pouvoir a toujours été un dangereux moteur. Malgré les sentiers destructeurs qui devaient être empruntés pour y accéder, les guerriers de cette ère en ont fait leur essence. Ils pourfendaient les terres décharnées - avec une gloire exquise, des dogmes écrasant les âmes et un seul dessein : détruire, posséder, dominer. Les grandes contrées étaient bercées par le fer des armes, une mélodie routinière dans ce climat sous tension constante.Afin de plus rapidement effleurer l'apogée du prestige, des clans naquirent et de puissants êtres ne firent plus qu'un pour s'assurer d'une invulnérable descendance. Au cœur du chaos, émergèrent des factions, des combattants liés par le sang, le chakra et les capacités. Leurs apparitions diminuèrent le désordre créé par les soldats indépendants – qui se rangèrent face à cette montée en puissance. L’accalmie permit aux Daimyos - anciennement terrassés par ce chaos, de reprendre leurs fonctions. Les frontières se dressèrent, scindant les nations divisées.



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Sabaku no Sarabi
Sabaku no Sarabi
Statut : Chûnin • B
Expérience : 102

Feuille de personnage
Inventaire: Senbons & Lanceur + Bombes Fumigènes + Bombe Flash + Venin + Kit Premier Secours.

Sujet : Les deux créatures ➥ solitaire.

rédigé le le Dim 26 Avr - 11:40
    La suprématie de l'hélianthe contre la nappe azur s’estompe dans un dégradé de panache. Il choit de son zénith, dans les paumes chaleureuses d'un désert levantin. Les âmes semblent avoir déserté cette aquarelle orangée. Les faibles tornades valsent en solitaire sans jamais se rencontrer, arrachant quelques poignées de sable au continent pour les emporter dans leurs sillages aériens. De sa sauvage beauté, la terre offre ses savanes, ses ondes, ses mille bruits et ses sourds rugissements. Un gigantesque concert de tous les éléments que représentent les scorpions, les serpents et chameaux. L'aube orientale est d'une beauté sans égale ; faisant briller les trésors qu'elle étalait au-dessus des têtes. Les palmiers sont enfoncés dans l'étreinte du limon, un minerai qui efface les traces de chaque passage. Comme si personne n'était venu fouler cette terre. Les mines d'or sommeillent à l'horizon, prêtes à avilir les plus grands cœurs du pêché de l'avarice. L'ineffable sensation que cette contrée dénie dicte les âmes du Rōran, par commencer par celle de ses monarques. Dans ces instants d'ennui profond, où les quêtes et missions ne la recouvrent pas comme une épaisse cape, la maussaderie comme un glaive reste suspendu sur son front de miel. Dans le large jaunâtre, des entités se silhouettent, des chaînes à leurs pas - comme des oiseaux à qui le pouvoir aurait rompu les ailes.

    Il faut à son âme engourdie, un nouveau monde à parcourir. Une sphère agrandie. Chaque jour, le regard de Sarabi rencontrait l'infini, cet océan ensoleillé où les Dieux musardaient. Sur un tertre de pierres, elle s'arrête, une paume appuyée contre sa joue hâlée. Une rose des sables vient embrasser ses chevilles vêtues d'or. Sur la crête des dunes, le vent du désert emporte ses mystères. L'erg à l'infini, ocre et ondoyant sous le sirocco, se courbe comme le corps d'une femme alanguie.

    Bourg des mouvances, danses et transes, où la chaleur fripe les peaux et creuse des chemins à l'orée des paupières - être une âme du Sahel signifie bien des choses. Les oasis, les mirages... Mollement, les esclaves s'enfoncent sous la toile de leurs tentes, tandis que les guerriers Sabaku sommeillent dans leurs cossues caravanes. Pas de repos ; il faut encore trouver des sources de richesse dans ce dédale aréique. Les fragrances du thé chaud parfumé et la fumée du narguilé serpentent jusqu'à ses sens. Instinctivement, son petit nez recourbé exprime son mécontentement et la fait éternuer contre les draps blancs de ses étoffes.

    Sa peau rappelle la couleur du pain d'épices et ses yeux clairs, encore plus chatoyant que les topazes sont d'immenses précipices dans lesquels les grains virevoltants se perdent. Le corsage ostensible dans la transparence, elle ressemble aux odalisques qui lézardent sous ses talons - lorsqu'elle trône aux côtés de son père. Elle dominait les domaines soudaniens, métis, sahariens dans le creux d'une paume où parfois, par envie, ses griffes se refermaient pour ne plus se relever.
Sabaku no Sarabi
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Sujet : Re: Les deux créatures ➥ solitaire.

rédigé le le Lun 27 Avr - 22:24
    Sous la rocaille aride, un scorpion affamé des bas-fonds s'extirpe des enfers dont il est le rebut. Cherchant pitance dans les alentours qu'il domine de ses pinces brillantes et de son dard unique, il serpente autour des créatures qu'il considère comme sa consommation personnelle. Il te ressemble, Sarabi. Destructeur. Auto-destructeur. Derrière le lustre de sa carapace, impossible de lire son âme – qu'on suppose aussi noire que l'ébène. L'animal squelettique arme son aiguillon et musarde comme un paon. Elle tend son pied garni de gemmes dans les dunes – trop extrémiste dans ses impulsions, elle se hasarde aux piqûres de cette chimère. Mais les moteurs qui galvanisaient ses pensées n'étaient que la violence, la passion et l'impulsivité. Cette femme était une entité de haine, de passion, de contradictions ; elle portait bien le manteau léonin sur ses épaules. Elle savait très bien que l'entité suprême ferait un jour l'addition de ses machinations et supplices – finira-t'elle enterrer dans un Panthéon désertique ou entre les barreaux d'une geôle ?

    Le mal est envenimé dans la plaie la plus cruelle. Un stigmate de l'âme qui se marque dans ses yeux de gazelle. Les étoffes vacillantes miroitent sa peau – dont le contraste s'accorde en une délicieuse aquarelle avec la créature qui arpente désormais l'orée de ta cheville. Les longues mèches roussâtres, aux senteurs jasminées – se rejoignent en une mer vagabonde aux flots d'ocre et bruns, qui secoue le navire animalier qui trône désormais sur ton genou. L'âme rêveuse de la femme se fixe sur le scorpion qui musarde en cadence. Sous le fardeau de ta paresse, sa tête d'enfant aux joues rondes et pommettes roses, se balance avec une mollesse éléphantine pour présenter son nez mutin face au dard. Son corps s'était penché et allongé comme un fin vaisseau qui plonge ses vergues dans une eau dangereuse.

    Il l'observe, redressant sa tête aplatie et triangulaire. Sans le bénir, elle le tolère. Ses yeux minuscules aussi froids que des lames, tiennent en arrêt les moins épouvantés. Il pompe les lambeaux de ton être de son regard aimanté. Hideux comme la mort et hypnotique comme Satan – dont il est le pénombré emblème, ce perfide essaim du monde végétal approche les courbes de ton faciès de ses pinces. Elles recèlent inertement plus d'un venin fatal.
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Sujet : Re: Les deux créatures ➥ solitaire.

rédigé le le Dim 10 Mai - 8:58
    L'horizon devin se déplie à l’infini – dans une nitescence d'or, vierge et absolue. Comme un turban qu'on étendrait, il resplendit de l'aube jusqu'à l'orée crépusculaire et s'incline, dune après dune. Les arbres du sable roux étendent leurs bras mièvres et asséchés vers des cieux peu cléments – dominant l'erg d'une canicule aréique. Coincé derrière la barrière des bagues d'airain, le scorpion observe la longueur du temps découler sur les grains silencieux. Sa carapace s'était décontractée face à l'astre noir qu'elle représente – ne pouvant que s'incliner et prêter allégeance face aux longues griffes rougeâtres. Maléfique par nature, cette créature sombre des mélancolies latentes venait de trouver son égal – en cette corneille obscure qui veillait sur le berceau. Infant des nuits à lune gibbeuse, décor taciturne des landes désolées, ornure déclinante où tournoie, somptueuse, élégiaque, la reine Abeille. Sarabi porte en elle, ce goût du désastre – cette propension à détruire tout ce qu'elle touche ; et la cuirasse animale s'effrite sous ses phalanges léthifères.

    Les tornades printanières tendent leurs bustes cambrés dans les cheveux cuivrés – s'accaparant les épaules dénudées pour s'y implanter ; comme on goûterait la saveur d'un fruit mûr et la chaleur ambrée. Dans l'étirement âpre et lassé de ses membres, la nymphe balaie le Sahara tandis que l'arthropode dessine les arabesques de son sombre passage sur le corsage féminin. Ses prunelles d'or où nagent assombris, le reflet de la source et le bleu du firmament, possèdent le calme accablant des lentes attirances. Les reins taris ondulent aux plis fluides du temps. Le parfum infini jusqu’au cœur des absides, les joues constellées de riches éphélides, elle rejoint l’éternité sous des soleils torrides.

    Les masques émargés de faunes délurés se figent comme des paons affublés de virgules, puis s’épuisent vaincus devant la silhouette, s'éclipsant à l'arrière des montagnes éternelles. L'encens mystérieux des senteurs féminines, les miasmes du venin pénètrent les veinules et percent le cœur endormi de la Contrée du Vent.
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