Seiki.
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La quête du pouvoir a toujours été un dangereux moteur. Malgré les sentiers destructeurs qui devaient être empruntés pour y accéder, les guerriers de cette ère en ont fait leur essence. Ils pourfendaient les terres décharnées - avec une gloire exquise, des dogmes écrasant les âmes et un seul dessein : détruire, posséder, dominer. Les grandes contrées étaient bercées par le fer des armes, une mélodie routinière dans ce climat sous tension constante.Afin de plus rapidement effleurer l'apogée du prestige, des clans naquirent et de puissants êtres ne firent plus qu'un pour s'assurer d'une invulnérable descendance. Au cœur du chaos, émergèrent des factions, des combattants liés par le sang, le chakra et les capacités. Leurs apparitions diminuèrent le désordre créé par les soldats indépendants – qui se rangèrent face à cette montée en puissance. L’accalmie permit aux Daimyos - anciennement terrassés par ce chaos, de reprendre leurs fonctions. Les frontières se dressèrent, scindant les nations divisées.



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Bunraku Nue
Bunraku Nue
Statut : Chûnin • B
Expérience : 69

Feuille de personnage
Inventaire: Senbon + Kunai + Abdomen de capture + Bouclier + Futagoza + Yagiza

Sujet : La mort au soleil ✙ BUSAN

rédigé le le Jeu 16 Avr - 21:29

la mort au soleil


FLASHBACK BUSAN



Pas de pluie pour maquiller mes joues sèches lorsque les morts s’alignent sous-terrains et sages dans le désert. Ton corps qui était aussi le mien désormais froid s’enfonce dans le sable brûlant et s’enfuit avec lui nos promesses électriques. Le jour embrase ma peau diaphane sous le voile noir pourtant mon organisme reste glacé, stupéfié, d’avoir perdu aussi facilement l’inséparable et l’incessant. L’opération douloureuse me laisse mutilée, fiévreuse de la haine voltaïque qui entourent ma silhouette pieuse, calme, hurlante sans tambour.

L’assemblée gâtée putride dégouline à mes pieds, fuyant mon regard doré qui tranche comme un scalpel la pulpe de ses yeux sceptiques. Témoins au mépris amnésique, ils ont vu nos corps bleuir et éclore comme des fleurs chiffonnées, sans jamais penser à nous abriter à l’ombre d’une égide. Ces artistes croupissants dont j’ai hérité le patronyme se sont muent en fantassins obéissants et aujourd’hui tremblent et se cassent en s’éloignant de ta tombe où souffle le vent et les murmures de leurs mensonges diplomatiques.

Pendant que se disperse l’engeance familiale sur fond de supplice ensoleillé, j’oublie le temps et sombre dans une abîme sans fond où se diffuse la haine sans oxygène ; je ne sens plus mon coeur et ne respire que par cette pulsion réanimatrice de ma main qui les traîne dans ce trou et les noie avec patience délectable.

Mes pensées envenimées s’agglutinent en cauchemar euphorique quand j’imagine les scénarios parricides insalubres et malsains se soldant toujours par lui qui prie la mort et moi qui la lui refuse. Je lui laisse l’ecchymose en signature et lui apposerais une marque bien plus profonde, pourrie et gangrenée,  son sang qui est aussi le mien, qui était le notre, coagulera lentement dur et noir.

Tu aurais détesté ce que je deviens.

         
          Halloween
Bunraku Busan
Bunraku Busan
Statut : Chef Marionnettiste • A
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Inventaire: 5 kunaïs, 5 bombes fumigènes, 2 parchemins explosifs, parapluie, Venin de Topaze, bouclier, fragments de pantin ; Michiko, Kubinashi.

Sujet : Re: La mort au soleil ✙ BUSAN

rédigé le le Jeu 23 Avr - 0:24

    la mort au soleil

    nue

    ◊ ◊ ◊


    Le cohobat de larmes et de souffrances, emmi les éminences sinistrement vacantes, pour peu que des actinites cherchent une plaie à remuer, prend sa couleur amarante au sang des cœurs, lychnis écarlate d’un rayon chauffé au sommet du nuraghe vétuste. Cela lui extorque, une à une, ses bouffées de smog. Large bec, dans le sillage de cette lente métamorphose qui s’opère, pour mieux flairer la brise fraîche et sa cocarde ; pouvoir primal dont il a soif, si soif. Le menton, de surcroît piloté oblique, donne au regard l’embrassure de la fresque dormante. Sur les lippes de l’agonie, elle s’y lit — accumulation d’épîtres funéraires, qu’importent les fils soyeux des trames de Nona, au long des draperies blafardes.

    Caput-mortuum, fard du dernier repos, c’est le corset enrubanné des bras ballants ; par les violettes de la chair, d’où fleurit la pustule, une belle noirceur se désarme. Un mot d’amour, deux mots d’amour, trois mots d’amour, quand flotte ailleurs l’esprit, couvant un brasier mal éteint contre les dalles mystérieuses.

    Lui, qui oint les nuques moites de certains panégyriques païens, ose sourire gaiement lorsque le Sort exhibe sa pelisse.

    L’aperception d’une synarchie chez la couvée Bunraku schlingue chaudement sur le torse lauréat du lare apocryphe. Muets, mélangeant le goût ravissant du trépas dont chacun à son tour réfléchit la proche et énigmatique image aux exaltations d’une vie qui fut leur partage, ils se désolent avec leur lutte souveraine, durant qu’aucun faciès n’enveloppe le linceul du dégoût.

    De part en part de ses phalanges, le flambeau du jour bouffonne les comètes hostiles. La baraterie passagère se confond dans les cieux, telle une écharpe d’opale s’élançant du sein de l’encre noircie pour rejoindre le mémento. Le basané a l’allure d’un freux patientant que la pâture soit inerte afin de braquer en dessus, fumier sans merci qui n’a jamais voulu démystifier le renom jointoyé. « Tu n’as qu’à boire plus lentement » Il éventre ce ballet plaintif, dans une voûte peuplée de panthéons revanchards — trirègne des éons sur le squelette. « Te voilà bonne à honnir la charogne Destinée » Étale, non pas mômier, Busan retient invariablement les herbes grises, lorgnant son prochain gibier.

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