Seiki.
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La quête du pouvoir a toujours été un dangereux moteur. Malgré les sentiers destructeurs qui devaient être empruntés pour y accéder, les guerriers de cette ère en ont fait leur essence. Ils pourfendaient les terres décharnées - avec une gloire exquise, des dogmes écrasant les âmes et un seul dessein : détruire, posséder, dominer. Les grandes contrées étaient bercées par le fer des armes, une mélodie routinière dans ce climat sous tension constante.Afin de plus rapidement effleurer l'apogée du prestige, des clans naquirent et de puissants êtres ne firent plus qu'un pour s'assurer d'une invulnérable descendance. Au cœur du chaos, émergèrent des factions, des combattants liés par le sang, le chakra et les capacités. Leurs apparitions diminuèrent le désordre créé par les soldats indépendants – qui se rangèrent face à cette montée en puissance. L’accalmie permit aux Daimyos - anciennement terrassés par ce chaos, de reprendre leurs fonctions. Les frontières se dressèrent, scindant les nations divisées.



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Bunraku Busan
Bunraku Busan
Statut : Chef Marionnettiste • A
Expérience : 95

Feuille de personnage
Inventaire: 5 kunaïs, 5 bombes fumigènes, 2 parchemins explosifs, parapluie, Venin de Topaze, bouclier, fragments de pantin ; Michiko, Kubinashi.

Sujet : les caresses fugitives. — sarabi

rédigé le le Lun 30 Mar - 16:29

    les caresses fugitives

    sarabi

    ◊ ◊ ◊


    L’harmonie crénelée par la déglingue, le lieu n’est qu’un barbelé de saccages. Aux consumations impies, le fanum du basané a offert ses délinéations ; et, encore dans l’incrédule plumitif, nuit les soupirs d’orémus qui soulèvent des ailes de péris. Ses yeux acharnés miaulent l’aubade d’un amusement, puis un sourire lui bâfre la gueule à l’instant où sur la lyre résonne un ancien vaudeville, quelles chimères noires dans les puits découchent. Busan a l’air de diaprer sa dérive d’une poésie délictueuse, prit au bestiaire héraldique sous les sucs aux feux des bougies, brillent enfin les lémures comme des joyaux mis sous verre — c’est l’essentiel, à demain la danse, morne sous le soleil éteint.

    La brume estompe. Désormais la route est incertaine, sur le frais satin ; il concède à la Mémoire, dans un silence de deuil, que son idiome de vive charogne aux tremblants rayons a trouvé un refuge apatride. La divine cabalistique, avec un nuage de batiste, marivaude en lui et compénètre sa moelle pour qu’y naissent les obsessions, en dépit des vertus de la stance plastique. Cette mélodie ancestrale de la pénombre insatiable, au-dedans des carcans opulents, magnétise la nacre de l’infini du morcellement à ses strophes. Il a fait courir dans les brûlantes veines l’ichor excessif ; le rivage joliment malheureux pour des museaux caillés qui ne trouveront jamais retraite.

    Tel un bazelaire improuvé de suppliciants, le trentenaire étouffe sa cigarette, exalte tout entier l’hostile khédiviat notoirement insignifiant. Quels chœurs pourrissent dans l’oisellerie qu’est son pharynx ? Il se découvre assoiffer, ce sont tous les peccavis que Busan aurait à bourdonner au creux d’une esse forée, si d’ordinaire un poignant sentiment de mystère le gagne.

    Barbare, par trop habitué à déshabiller la chair emmi les affres, sur l’oreiller l’idée sourde le prestige rouge feu. « Tu comptes réellement te diriger vers une vieillesse sans gloire ? » Le basané exhale le souffle tiédi de la vie ; ce désir que l’espoir bouscule est celui de l’amativité, qui s’élance dans le vide en ne craignant aucune chute, portant les blasons du diable. « Tu es venue jusqu’à moi, ton pire ennemi, le Bunraku qui ne saurait plier le genou » La voix profonde a remplacé la sève, qu’il est laborieux de céder pour la romance. Il est l’infatuation sinistre ; sa pupille du déchu, que les saints hommes ont modelée, caresse son flambant faciès sous le faste qui la protège. Le plumard est encore moite — leur peau est halitueuse, battent les plus altières beautés.

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Sujet : Re: les caresses fugitives. — sarabi

rédigé le le Jeu 2 Avr - 11:29
    Éros ouvre son domaine aux âmes hybridées, palpitantes de sèves et de vies. Dans son mol écrin de plumes et de satin, la Reine Abeille embrume la peau masculine de ses baisers melliflues. Il rabat ses pennes sur la fine enveloppe lénifiée. Ses frissons fragmentent son âme – cette dernière cherchant à remplir chaque segment du corps. Etat cataleptique. Son échine se pâme, ploie et plie sous les signatures impériales de l'amant. Les maigres bras de Sarabi répondent à son appel et se closent dans un étau de chair dans sa nuque revêtue d'empreintes. Le brun de sa peau se nuance sur ton ventre ambré, solaire. L'étreinte maudite sonne le glas – où l'organisme et l'esprit valsent dans un opéra de sensations singulières. Les lippes royales se referment, s'engouffrent dans les glauques abîmes des siennes. Les débris des sens emmêlés et brouillons vautrent leurs corps dans une fange vapeurs et d'humidité – il n'est plus question d'une femme déifiée et de son indocile laquais, mais de deux ectoplasmes effervescents. L'épiderme masculin se prosterne au-dessus de ses clavicules comme vers un autel. Sarabi ennoblit cette panthère de bronze, ses longues griffes rougeâtres imposant leurs sceaux en son muscle pyramidal.

    Son empire se réduit à ce boudoir des plaisirs. La reine descend de son trône et s'étend à ses côtés. La peau féminine respire la chaude fraîcheur d’amande et les saveurs d’aube – s'opposant aux arômes de Busan. Il respire l’instinct primaire des hommes. Poivré, des notes d’ambroxan - un sentier boisé et sensuel. Il dresse une main contre sa joue panaché de grains roussâtres, ses paroles s'évanouissant sur les draps embués. - Le pire ? Tu es bien imbu de ta personne... Sa main rejoint la crinière noirâtre s’enlisant et y laisse ses pures empreintes. Sarabi prend appui sur son coude pour le surplomber, son souffle et sa voix se mourant sur l'épaule couleur pénombre. Ses mèches de cuivre le frôlent – en filaments de joie. Elle voile son regard ; en cet instant, elle a l'impression que leurs âmes sont miroirs. Vibrantes psychés.

    Silencieusement, Sarabi s'échappe des draps aux reflets d'or. La tapisserie se revêt des fragrances profanes. Un cheveu fauve est encore présent sur la peau du marionnettiste - comme le fil de leurs chairs qui les relie encore. Elle s'enveloppe d'un drap blanc, qui glisse sur ses courbes comme un cygne en paresse. La lionne s'enfouit dans une chayère, seules ses jambes s'éclipsant du linceul. Ce soir, tu as été son pantin. - Tu poses des questions qui te dépassent. La famille Sabaku te paie, toi et tes pairs, dans un seul but. Nous protéger. Tu es mon rempart, ma cuirasse. Je n'ai pas besoin de ta psychanalyse. Encore moins, que tu cherches à te défaire de ce rôle... Ne me force pas à entraver tes poignets et chevilles. Cette pensée la fit sourire secrètement.


Bunraku Busan
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Statut : Chef Marionnettiste • A
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Inventaire: 5 kunaïs, 5 bombes fumigènes, 2 parchemins explosifs, parapluie, Venin de Topaze, bouclier, fragments de pantin ; Michiko, Kubinashi.

Sujet : Re: les caresses fugitives. — sarabi

rédigé le le Mar 7 Avr - 23:30

    les caresses fugitives

    sarabi

    ◊ ◊ ◊


    Canidé au bord du gouffre, le bouquet achoppe, cependant qu’à tire-d’aile le corbin d’homme lacère la touffeur. Il se peut que Sarabi en flaire l’impunité, se défiant du rance bois de cachemire que le noiraud présage secret. Peut-être, d’emblée, l’élit-elle péril à son potentat, rival à sa carnassière régence, lui qui envahit religieusement, sans décorum, l’alcôve de ses sombres sacramentaux. Quand les yeux désolés coulent au fond des puits, les submergent acides, que l’eau évaporite noie l’astre au front de fer, ce sont les ornières immenses qui torturent la poitrine dans sa peine affreuse, affolée du martyre et de ses propres afflictions. À l’oreille vigilante, jusqu’au bout la fièvre téméraire se pourpre à tout l’être un réconfort. « Ta jeunesse a été pure comme l’or. As-tu au moins conscience des sacrifices, pour en arriver où j’en suis ? Ta pécune ne m’intéresse pas. C’est toi. C’est toi que je veux, pleine et entière, dévouée et soumise à ton diable. » Haletant, myocarde palpitant à l’étroit de ses charitables scrupules, Busan enchaîne durablement son ancrage d’obsidiennes, tel un jettatore, aux prunelles tannées qui le défient, et s’y sème avec implacabilité au sommet.

    « J’emmerde le Rôran. J’emmerde les mœurs. J’emmerde les autres. Je peux te donner le meilleur, compenser pour toutes tes larmes. » Pour elle, le basané ne maniera pas une spathe qui ait servi à des quidams, au contraire, il appelle de tous ses vœux le grand amour, l’après-demain calomnié de les laisser ensemble, l’infortune à les emporter d’une prose extraordinaire.

    Auparavant, ses glèbes condamnées d’un pluriel chromatisme se traînant le stipendié — une cauteleuse cajolerie entre les déclines ruisselantes de perles surettes. Adieu. Il était devenu vicieux, un objet de honte, contre les aspérités du basalte adverse. Busan a veillé des nuits entières, le regard plongé dans l’océan des hommes, constamment en proie à l’indigence ; car dans un but sublime, c’est la route hideuse qui s’est offerte à lui. Saura-t-elle combler les sinuosités ? apaiser le feu ravageur qui assassine ?

    Les deux paumes flattent sa clavicule aussi violemment que de la poudre explosive, enfreignent la loi, puis les index chavirent aux fenêtres des mauvais quartiers ; ainsi il rappelle le cœur solitaire, dispense la faïence, contre lui d’un canon homicide, dans quelque convoitise de sa lippe édénique. « Sais-tu ce qui m’arrive, et ce dont je veux t’avertir ? »  D’un coup, les iris dérobent sur l’épiderme ; le marionnettiste va la contraindre de promettre avec le ton franc et placide, toute luciférienne, d’affirmer l’orgasme pour la complexion de l’élément céleste, de mauvais sanctuaires quand la dextre frôle la pointe de ses seins. Humblement tapi au beau milieu de son cou, Busan peigne de doux larcins, l’a fait danser d’une envie folle, dévoilant sans artifices l’âme qui saura tourmenter les virages charnels.

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