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MessageSujet: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Dim 3 Avr - 21:28
Senjūrō Ginshi

 
Les bêtes se cachent partout
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Cela faisait six longs mois que Senjūrō Ginshi était entré dans le monde Shinobi, après avoir enduré six mois de geôle. Le Kazekage avait été ferme envers ses actes durant la précédente guerre ninja. Après tout, qu'esperait-il réellement en réquisitionnant les villageois de tout le pays ? Des personnes qui avaient passé leur vie dans un désert aride à marchander pour se nourrir, ne pouvaient être d'une grande aide durant une guerre, que du contraire. Quoi qu'il en soit, la sentence fut abdiquée au bout de six mois de cellule et une grande clémence fut au rendez-vous. En effet, à l'approche de jour plus sombres, le géant et borgne à la psychologie meurtrie fut choisis comme étant l'un des deux futurs hôte du village caché du sable. Il s'était attendu à ce qu'on lui demande bien des choses mais ça, c'était surprenant. Un cadeau empoisonné où il pouvait y perdre la vie comme un vulgaire déchet, une vulgaire arme. C'était une étrange sensation que d'être utilisé par un village, lui qui était si libre auparavant. L'entraînement fut des plus aisés pour lui qui avait passé sa jeunesse à combattre la case manquante de sa génétique. Les enseignements ninjas furent tout de même plus compliqué, sans pour autant être insurmontables. Quelques mois acharnés furent amplement suffisant pour le faire entrer dans les normes et lui attribuer le grade de Jônin au service de Sunagakure.

L'astre solaire tout aussi puissant que les jours précédents et les jours à venir, brillait de toutes flammes et faisait profiter de sa chaleur, le désert dans son entièreté. Il fallait y être habitué pour le supporter. Dans le cas de Ginshi, aucune goutte de sueur n'était présente tandis qu'il marchait au loin, en dehors du village. Sa sacoche pleine de ses petites armes ninjas ;ce qui était encore nouveau pour lui; le gênait un peu de sa marche. À sa taille, il y accrochait une gourde pleine d'eau, afin de s'abreuver par cette chaleur intense. À l'horizon, s'étendait des kilomètres et des kilomètres de sable doré et des dunes aussi grandes qu'un bâtiment. La journée commençait seulement et s'annonçait assez amusante.

Un temple avait été construit à l'image de Shukaku pour vénéré cette entité. Curieux de le découvrir de ses propres yeux, c'est vers l'Est qu'il avançait, recouvert d'un drap blanc immaculé sur les épaules et le haut de son crâne. Certes habitué au rayonnement solaire, cela ne lui donnait pas pour autant une immunité aux insolations et aux brûlures intenses sur les épaules. Sa peau était déjà assez hâlée de cette manière, nul besoin de la noircir davantage.

Le géant ne lésinait pas sur les pauses lorsque des coins d'ombres étaient présents. Il en profitait pour faire circuler de l'eau sa bouche avant de le recracher dans la bouteille. De cette manière, il s'hydratait sans gaspiller d'eau. Il ne savait pas à quel point la route était longue et il préférait une sécurité supplémentaire quant à survie. Sur sa route, il croisait des scorpions, des serpents et toutes sortes de petites bestioles au poison mortel. Il les évitait au maximum contre son envie de les prendre dans ses bras.

Soudain, adossé à une dune de sable, profitant de l'ombre qu'elle profilait, il entendit quelqu'un hurler de l'autre côté de la crête. Alors qu'il s'était empressé de grimper tout en haut pour observer de quoi il s'agissait exactement, il fut surpris et soulagé en une fraction de seconde. Devant lui s'étendait un gigantesque temple en pierres jaunâtres. Ginshi en avait assez entendu parler pour déterminer que le monstre dont ce temple était l'effigie, n'était autre que Shukaku, ce fameux démon à l'unique queue. Ce même démon qui hantait le Kazekage dans le passé et le même démon qui vivait désormais librement dans ce désert aride. Le sourire du borgne était visible depuis des lieux. Les hurlements qui l'avaient conduit jusque là, n'était rien de plus que le bruit du vent qui s'engouffrait par le trou béant en guise d'entrée.

Lorsqu'une personne qui désire tant trouver quelque chose, termine par croiser son objet de désir, il s'empresse de s'en emparer. Le jeune Senjūrō ne faisait pas exception à la règle malgré ses instincts bestiaux et il s'était pressé de rentrer dans le temps afin de découvrir ce qu'il y renferme. Il y faisait sombre à l'intérieur et la clarté solaire ne s'immisçait que par quelques trous dans la bâtisse. Moins impressionnant que l'extérieur, l'intimité de la bâtisse ressemblait à un banal temple à l'honneur du démon. Loin de tout ce que l'homme s'était imaginé. En même temps, lui-même espérait y rencontrer la bête qu'il allait peut-être abriter en son être. Tout ce chemin pour des broutilles …

Avant de reprendre la route et d'explorer de nouvelles contrées au travers le pays du sable, à la recherche de ce démon et de ses pouvoirs conférés, une nouvelle pause s'imposait. Une pause beaucoup longue que les précédentes avec cette fois-ci, de véritables gorgées de ce liquide transparent. L'eau était une chose précieuse dans le désert et seuls ceux y ayant vécu depuis leur plus tendre enfance parvenait à l'économiser le long d'un voyage. Il n'était pas rare de croiser des voyageurs de part le monde, desséchés après seulement une journée de marche. L'économie d'eau est une chose inconnue dans les régions où l'eau coule en abondance et où elle est gaspillée bêtement. C'est ce climat aride et l'absence d'eau qui faisait la principale force de Sunagakure en cas d'attaque. Chaque pays avait ses avantages et ses inconvénients mais quoi de plus difficile à franchir qu'un désert ardent de jour et des tempêtes puissantes la nuit ? Rien à la connaissance du jeune homme qui doucement fermait l'oeil pour un repos bien mérité. Une petite sieste de quelques minutes allaient suffire à le remettre d'aplomb pour de longues heures. Avec un peu de chance et beaucoup d’espoir, peut-être que le démon ou une autre de bête allait se montrer à son réveil.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Lun 4 Avr - 10:36
Matsui Yue

Les bêtes se cachent partout.
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Aux prémices d'une immensité désertique, la chevelure hybridée de la Matsui se soulevait au rythme de la respiration des bourrasques ardentes. Son visage était lacéré par l'aquilon incandescent. Cette atmosphère était aux antipodes du habituel embrun qui étreignait la Nation de l'Eau. Yue referma son sombre kimono sur sa chair immaculée, éludant la ferveur solaire. Elle avait traversé les mers, le Pays du Feu pour déshabiller les mânes du passé et glaner les gemmes ancestrales enfouies dans le limon de Suna. Hasanoke, pionnière du clan Matsui, avait été arrachée à sa patrie par une escouade du Pays du Vent dans la voracité de s'approprier les dons héréditaires qui s'écoulaient dans ses vaisseaux sanguins. Cependant, protégée par un marchand de venins reptiliens, et ramenée dans les profondeurs d'un village éloigné dans les dunes bienfaitrices, la dame de Kiri avait scellé leurs âmes... Mais la trahison du Sunajin fit éclore une révolte et les amants furent calcinés vifs au cœur des steppes. Avant d'être liée par la faucheuse, Hasanoke avait enfoui son héritage dans les méandres d'un temple et une lettre fut envoyée jusqu'au clan Matsui pour informer qu'un jour, une héritière devrait braver les vagues tumultueuses, les sylves oppressantes et le désert igné pour recueillir ce vestige antédiluvien. Son épée légendaire était restée dans la brume Kirijin et seul un sac reposait sur son épaule. Beaucoup d'eau pour permettre à l'épéiste de s'hydrater correctement et de la nature achetée durant son passage au Pays des Rivières.

L'ascension s'était étendue sur une semaine et aux abords de cet horizon caustique, la chétive nymphe déplia ses bras pour étreindre le panorama. Ses jambes étaient engourdies par le fouet des zéphyrs, ses prunelles vaironnes rosies par les grains volants... Quel plaisir avait trouvé Hasanoke dans ces terres ? La descendante du clan s'élança depuis la lande pour atterrir dans les poumons de l'erg. Une architecture s'élevait sous ses iris. Son itinéraire l'avait conduite à bon port. Les parois du sanctuaire étaient ornées de gargouilles à l'image du démon viverrin et s'étaient effritées avec les ères aréiques. Yue avança, foulant le sable afin de s'approcher du temple, semblant être implanté dans cette nation depuis la genèse des temps. Le blizzard s'engouffrait dans les excavations, faisant retentir un souffle hurleur depuis le sein de la relique. Cette pagode paraissait vivante et porteuse d'une entité unique.

« Quel lieu baroque... Qu'est-ce que tu as pu bien cacher ici, Hasanoke, si ce n'est ta haine contre ce satané pays ? »  

Le temple semblait gémir pour elle. La légende contait qu'à sa mort, la dame de Kiri avait déclenché un puissant Juinjutsu et maudit deux entités pour permettre à Hasanoke de continuer à vivre aux travers de la mort et de rallier son âme à celle de son soupirant. D'utopiques fables narrées à Yue quand elle n'était encore une enfant et que ses géniteurs n'avaient pas encore noyé son enveloppe charnelle dans l'obscurité.

Elle pénétra l'édifice, quittant l'éclat solaire pour s'imprégner de l'ombrage. Pas un seul son. La Matsui profita pour s'effondrer, l'échine contre la brique. L'étoffe autour de ses mèches métissées chuta sur ses genoux, dévoilant un faciès haletant. La Jônin plongea une main dans son sac à la quête d'une gourde et la porta à ses lèvres sèches pour faire serpenter le fluide transi dans son œsophage. Sa poitrine se soulevait et s'abaissait au rythme de ses soupirs. L'atmosphère était asphyxiante... Des minutes s’étendirent avant que la jeune femme reprenne sa spéléologie dans les viscères du monastère. Les quelques apports solaires aux travers des pierres permettaient d'assurer une nitescence naturelle et une vision adéquate. L'architecture séculaire était souillée par la poussière qui virevoltait, par le limon tassé sur d'antiques vasques. Ce n'était plus qu'un vestige d'une époque d'or, émiettait par les guerres et les hommes.

Sa silhouette s'esquissait sur les cloisons. Aucune information supplémentaire était octroyée par le clan sur le site authentique du parangon. Il pouvait se trouver n'importe où, mais le complexe était de reconnaître ce trésor. Yue n'en savait pas même la nature.

« Mh... Ça peut être n'importe quoi... Ce vase, ou... Cet homme ? »  

Ses derniers mots fleurirent par la surprise. Un être était adossé à un mur, vraisemblablement dans l'étreinte de Morphée par son torse en mouvement. En approchant de l'éphèbe, l'épéiste sentit comme une pique sillonner son organe de vie. Un déchirement dans sa cage thoracique qui obligea la Matsui à refermer sa paume sur son kimono à l'endroit afflictif. Quel sort avait-il pu être lancé dans ce temple ? À l'ouverture de l'unique iris de l'homme, la torture se dissipa, laissant la Jônin désorientée et pantelante.

« J'avais plus de chance de croiser un démon qu'un homme par ici. Personnellement, j'aurai favorisé une auberge pour une sieste. »  

Ses poignets semblèrent s'embraser d'un lien invisible, comme pour alerter l'épéiste. Cet homme, qui était-il ? Un danger ? Ou la source de sa quête ?

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Jeu 7 Avr - 19:51
Senjūrō Ginshi

 
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Les songes apportaient une petite touche de fantaisie dans le monde des hommes, une échappatoire idéal prodiguant des bienfaits et des saveurs parfois méconnues. Quelquefois, ces rêves évasifs sortaient de toute compréhension et étaient guidés par un fantôme du passé. C'était ce dernier exemple qui hantait l'esprit endormi du géant adossé contre la brique du temple miteux. En tant que simple spectateur, il n'aurait pu clairement expliquer ce qu'il s'y passait. Une personne qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau mais ce n'était pas lui et cela il en était persuadé. Un homme aussi grand que lui, une chevelure aussi blanche que la sienne mais ce n'était pas lui. Cette personne avait par ailleurs ses deux yeux en bon état et semblait d'un naturel plus souriant que le Sunajin. Dans ce rêve, il ne contrôlait rien. Des images, des scènes et séquences défilaient sans qu'il puisse y interagir, sans qu'il puisse modeler ses songes. Une femme à la chevelure corbeau et à la peau aussi blanche qu'une petite pervenche, accompagnait l'homme dans toutes ses péripéties. Que de frustration lorsque l'on se rend compte qu'il s'agit d'un rêve et que l'on ne parvient pas à reprendre le dessus. L'esprit bouillonnant, le géant du pays du vent était submergés par ses envies irrépressibles de se réveiller. Les choses ne viennent pas seulement par envie et il s'en rendait compte. Bien que ce genre de rêve changeait des terribles cauchemars habituels, il n'en voulait pas. Et lorsqu'il ouvrit enfin son seul oeil viable, laissant ses songes sur un rideaux noir et fermé, un seul nom résonnait toujours dans son esprit. Un nom qu'il ne put s'empêcher de murmurer inconsciemment. « Hasanoke … »

L'espace d'un instant, il crut continuer de rêver et arqua légèrement un sourcil. Devant lui, une silhouette similaire à celle qu'il avait aperçue dans ses rêves. La même chevelure corbeau, la peau blanche à souhait et les mêmes yeux vairons. Hommes et démons, il s'agissait de ses propres mots. Le jeune homme dut se frotter l'oeil avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait plus d'un rêve mais d'une pure réalité. Il n'avait pas bougé d'un centimètre dans ce temple miteux, cet autel de démon. Une impression de déjà vu, un visage pourtant inconnu. Il la dévisageait de haut en bas comme s'il s'agissait d'une proie qu'il devait abattre, recherchant le moindre point faible. Elle était pourtant humaine et du chakra parcourait son corps. L'esprit meurtri de l'homme lui dictait ses gestes et ses paroles, annonçant cette jeune femme comme étant un danger, une chose dont il fallait faire plier le genoux aussi vite que possible. La peur des choses qu'ils ne comprenaient pas. Sa démence et lui-même avaient au moins cela en commun.

Lorsqu'il se releva sans un mot, il se rendit vite compte que la peur n'était pas un mot approprié pour ce à quoi il faisait face. Du haut de ses deux mètres et au-delà, il surplombait la petite souris qui peinait à lui arriver à sa taille. « Sais-tu au moins faire la différence entre un homme et un démon ? » Dit-il d'une voix calme mais aussi grave que possible, la voix rogue du réveil. Il se rapprochait plus d'un démon qu'un homme. Dans son cruor coulait l'adn d'un démon et non celui d'un faible hominien. Il était à l'affût de la moindre parcelle de chakra et aussi étrange que cela puisse paraître, le petit être était venu seul, en plein milieu du désert. De part sa peau perlée de sueur et son souffle haletant, elle n'était clairement pas habituée à ces températures ardentes. La stupéfaction du borgne en la présence d'une entité inconnue, s'était rapidement en un ton irritant et insupportable. Il était plus facile de jouer le démon sous lequel on le qualifiait plutôt que de jouer l'humain social et ennuyeux.

« Le désert est un endroit trop rude pour une petite fille. Je ne sais pas ce que tu y es venue chercher mais je t'assure que tu ne trouveras rien ici. » La seule chose certainement enfouie dans la désert était des ossements, rien de plus. Alors qu'il voulu porter sa main gauche sur l'étrangeté plantée dans ses cheveux, comme intrigué par cette chose brillante, un arc électrique lui parcouru l'échine, l'obligeant à reculer d'un pas. La première impression de danger était finalement la bonne. Peut-être même que c'était elle qui avait pénétré ses rêves pour le perturber de la sorte. Rêves de sang, tourments de l'esprit. La force brute abritait son corps et la crainte ses gestes. À la moindre chose suspecte, ses poings voleraient comme des réflexes. « Qui est Hasanoke ? » Le ton employé n'était pas celui d'un homme apeuré mais celui d'un homme sûr de lui. Montrer des signes de faiblesses n'était pas une chose qu'un démon pouvait s'octroyer. Un démon devait répondre à son appellation et inspirer la crainte et non le contraire. Est-ce qu'il s'emballait trop pour peu de choses ? Rêver d'une chose et la voir apparaître l'instant d'après, comme une impression de déjà vu, c'était quelque chose d'extrêmement perturbant pour qui que ce soit. Et le jeune homme n'était pas assez fou pour tendre la main vers cet inconnu, du moins pas aussi rapidement. Alors, petite souris, veux-tu goûter au démon ?

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Suna no Jônin ⎜ 砂隠れの里
MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Sam 9 Avr - 20:15
Matsui Yue

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La dénomination de son ancêtre franchit les lèvres de l’Apollon d'argent. Était-elle la protagoniste d'un folklore utopique aux travers des steppes anhydres ? Avant de s'éteindre dans les flammes, Hasanoke avait répandu le brasier de ses tourments jusque dans les fables des Sunajin ? Yue fronça les sourcils et recula d'un pas, créant une distance entre leurs deux enveloppes charnelles. L'éphèbe se dressa sur ses jambes et la surplomba de sa silhouette herculéenne. Sa constitution éthérée l'habituait à être dominée par les ombres de ses semblables... Mais être aussi légère et aérienne qu'une plume octroie une myriade d'aptitudes. Sa voix âpre carillonna entre les parois surannées. Kiri était l'antre des créatures méphistophéliques et les âmes des Shinobis de cette nation fluviatile paraissaient manipulées par des incubes... Le règne de Yagura et de ses marionnettes chthoniennes avait marqué le pays à vif. La Matsui croisa ses bras contre son buste, attrapant l'étoffe de son kimono onyx.

« Et toi dont... ? Sais-tu réellement à qui as-tu affaire ? »  

Un rictus naquit sur ses lèvres charnues et lorsque ses doigts prolixes vinrent aborder le pic ambré qui maintenait ses mèches hybridées, un frisson électrisant se mourra dans les profondeurs de son coccyx. Yue envoya une claque sur le dos de sa main pour l'empêcher de tenter d'effleurer à nouveau de sa masse capillaire.

« Où as-tu appris ces manières ? Je te déconseillerais de m'effleurer... J'ai tendance à rapidement sortir les griffes. »  

L'épéiste soupira, retirant le tissu de satin qui nappait ses omoplates. Elle le fit passer entre leurs deux visages, fouettant celui de l'homme avant de le placer par-dessus son épaule, maintenu par ses ongles féminins. Le logo de son clan s'était esquissé sous l'iris unique de cette entité anonyme ; s'il détenait des informations sur Hasanoke, alors la tribu Matsui ne lui était pas étrangère.

« Quelle étrange façon de te présenter. Des questions, des menaces subtiles... C'est dont cela l'éducation Sunajin... Hasanoke est une dame de mon peuple. Je suis sa descendante. Je suis donc ici pour affaire familiale et il se trouve que tu es dans mes pattes. Que fais-tu ici, égaré dans les ruines de ce vestige ? À vue d’œil, il n'y a pas grand chose d'intéressant... Hormis si tu apprécies les araignées, le sable dans les yeux et l'odeur de renfermé. »  

En auréolant le paysage de son regard bicolore, Yue analysa toutes les éventuelles cachettes où Hasanoke aurait pu enfouir les sillages de son passé. Elle replia son kimono dans la sacoche rattachée à ses hanches, ne laissant que sa tenue de Kunoichi esquissée de résilles et de textiles sombres. Pas optimal pour des températures arides, mais sa garde-robe n'enveloppait que des tenues dénuées de nuances bigarrées. La Matsui déplaça son visage sur  chacune de ses épaules pour faire craquer sa nuque. Le chaud la rendait léthargique et donnait l'étrange sensation d'être constituée de sucre ou de mousse.

La demoiselle érafla les murs défraîchis, ses ongles ondoyant sur la pierre dans la quête d'une brique à déplacer pour découvrir un sillon engouffré dans les arcanes du limon. Son aïeule lui avait exprimé ses connaissances sur un corridor souterrain appelé « l'antre des taupes ». Encore fallait-il trouver l'entrée de cette catacombe.

« Je suis curieuse sur les raisons de ta connaissance de cette femme. As-tu entendu parler d'elle ? À vrai dire, son histoire est bien floue, même pour nous, ses héritiers... Elle a juste été aveuglée par l'amour. Et ça l'a mené à son trépas, dans les flammes. Mais cette histoire remonte bien à trois cent ans ! Serais-tu passionné par les vieilles légendes ? »  

La Jônin obliqua une expression curieuse envers l'homme, contrainte à redresser son faciès pour se plonger dans son iris parme.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Dim 10 Avr - 18:39
Senjūrō Ginshi

 
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Il était un homme incroyablement froid et solitaire. Un paradoxe dans ce désert aride. L'homme en proie à des émotions néfastes, à la chasse à l'homme et à l'instinct d'une bête sauvage, se trouvait immobile à écouter les histoires d'une souris égarée. Le corps de la muse était brûlant et transpirait de tous les pores de sa peau. Un habitant du pays du vent ne pouvait s'égarer dans ce désert si incandescent et en aucun cas ne transpirerait autant que cette jeune étrangère. C'était elle, l'égarée, l'étrangère, la petite souris qui se ferait écraser avec un manque d'inattention. Sa tape sur le dos de la main du géant, l'avait à peine caressée comme le ferait une petite plume d'oisillon. Une souris parmi les prédateurs. Rentre chez toi si tu ne veux pas mourir écrasée. Lorsqu'elle fit tournoyer son kimono devant l'oeil avisé du jeune sunajin, ce dernier ne put s'empêcher de remarquer le symbole dessiné sur ce dernier. Le symbole du clan Matsui. Un clan familier pour le jeune homme dont sa jeune soeur en faisait partie. Hasanoke était toutefois un nom qui lui était complètement méconnu hormis cette fois-ci, où cela lui était apparu comme un rêve et dont il n'était pas encore persuadé de la source. Etait-ce elle ? Pas elle ? Elle lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Une histoire de famille vieille de trois siècles. Un amour qui mène à la destruction. En quoi est-ce que tout cela regardait le borgne, lui qui était une entité à part, un étranger. Toutefois, il avait entendu quelques histoires sur le clan, des histoires qui lui venaient de sa jeune soeur, qui elle-même, détenait ses informations de son père. Un clan originaire de Kirigakure et qui s'était scindé en deux branches à cause de la pionnière de ce clan qui par amour avait migré au pays du vent.

Ce n'est qu'après une petite réflexion que le jeune homme lia ces deux histoires qui semblaient homologues. Hasanoke Matsui. Pourquoi lui était-elle apparue dans ses songes ? Et pourquoi un homme lui ressemblant l'accompagnait ? Tant de questions qui restaient floues dans son esprit. Quoi qu'il en soit, toute cette histoire avait un lien avec sa cadette et cela l'intriguait. D'un oeil mi-clos, il observait la kunoichi en résille, passer ses mains sur les parois poussiéreuses et étriquées de ce temple maudit. La sécheresse et l'abondance de flotte. Deux royaumes complètement opposés.

« L'égaré, ce n'est pas moi, mais toi. Tu es loin de tes archipels, petite souris. » Dit-il d'un ton amusé avant de se mettre lui aussi à marcher à l'intérieur de la bâtisse. Si elle était ici aujourd'hui, précisément dans ce temple, à parler de son ancêtre, c'est qu'elle cherchait quelque chose en particulier. « Des histoires aussi vieilles ne m'intéressent pas. Le passé est le passé. Décomposition ou cendre, ça doit rester profondément enfoui. » De sa main gigantesque, il prenait une grande surface au-dessus de sa tête, là où la petite souris ne pouvait avoir accès.

Il n'était pas le genre d'homme à remuer le passé, que du contraire. Il détestait les humains au plus haut point mais en aucun cas il bafouerait les tombes de ces derniers. Par peur de revenants ou par respect, il restait loin de ces pratiques douteuses. « Regardes toi … si tu ne bois pas très vite, tu tomberas dans les pommes. Et si tu bois de trop, tu n'auras pas assez de flotte pour retourner dans le désert. Vous, vous êtes beaucoup trop frêles pour ces terres. » A peine finit-il de prononcer ses derniers mots qu'il buta contre une dalle au sol, légèrement plus élevée que les autres. Il se rattrapa contre la paroi pour éviter de chuter. Lorsqu'un géant tombe, ça fait toujours très mal. Sa main au sol, examinant les interstices de la dalle, de l'air semblait s'y engouffrer cycliquement, comme un appel. Poussant le coin avec son pouce avant d'empoigner le béton de près de deux cent kilos, d'une seule main, il la déplaça sans le moindre mal. « T'es quelqu'un d'étrange petite souris … est-ce ton terrier ? » Un ton ironique s'était inscrit dans son timbre de voix. Son sourire narquois répondait à la curiosité féminine.

Est-ce le trou qu'elle recherchait ? Si tel était le cas, il renfermait des secrets des Matsui, des secrets d'un clan divisé. À défaut d'être une bête sauvage ne répondant qu'à ses instincts, Ginshi était un homme curieux qui savait se montrer avenants par moment. La curiosité d'en connaître davantage sur ce clan qui s'était installé en ces terres arides l'animait. Les aventures d'un démon et d'une souris. Ses cheveux argentés plaqués en arrière, il était sur ses gardes et la laisserait passer devant. Après tout, il n'était même pas certain de pouvoir pénétrer les lieux à cause de son immensité. En cas de combat, les endroits étroits le désavantageait véritablement.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Lun 11 Avr - 23:22
Matsui Yue

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Ses incisives verbales tirèrent un rictus sur ses lèvres. Elle fit volte-face vers lui, ses cheveux venant cingler le faciès masculin de l'éphèbe d'argent. Le fluide cyan circulait dans son corps, hydratant chaque parcelle de son enveloppe corporelle, venant vivifier ses cellules précédemment ankylosées. Il semblait sous-estimer l'épéiste... Les Shinobis étaient octroyés de ressources pour maîtriser les ascendances naturelles. Une paralysie nimbait cependant ses nerfs splanchniques et une tension raidissait sa nuque. Cette pérégrination s'était étendue dans le temps et peu de repos avait été soumis à la dame des eaux. Lors de sa flânerie entre les parois élimées par les bourrasques et le limon virevoltant, l'homme buta contre une surélévation terrestre. Yue émit un mouvement de recul avant qu'il soulève la dalle aisément pour laisser s'étendre un vestibule abscons sous ses prunelles vaironnes. L’Apollon Sunajin mit une dénomination obtuse sur cet accès. Son terrier ? Il y avait des chances pour que ce fût celui de la pionnière Matsui.

L'épéiste vint se déposer sur le sol et présenta son échine face au vide. Elle laissa choir le haut de son corps dans le néant, ses cuisses athlétiques maintenues sur les dalles pour lui empêcher une chute lancinante. Dans sa paume, se créa une auréole coruscante qui éveilla la pénombre et permit d'éclairer l'étreinte de la noirceur. Un long corridor s'étendait sous ses iris de jais et d'améthyste. Son index se glissa dans sa pochette Kunoichi pour s'emparer d'un kunai, l'envoyant dominer ce silence pour s'assurer qu'aucun piège n'était placé. L'asphalte semblait effectif.

La Matsui s'élança en un salto-arrière, atterrissant sur l'hypogée. Debout dans les viscères de l'excavation, un vrombissement naquit dans le creux de ses reins. L'épéiste déglutit avant de placer la boule phosphorescente devant son buste. La vision miroitante vint adoucir son âme et ses égarements qui s'étaient dressés dans son esprit tels des créatures oniriques d'un passé ancien.

« Si les histoires enfouies ne t'intéressent pas, je suppose que nos chemins se séparent ici. »  

Elle lui adressa un clin d’œil avant de récupérer son arme blanche plantée dans la brique. Yue avança félinement dans ce détroit, la nitescence développant la projection de son ombre sur les murs. Ses mèches, mâtinées dans des longueurs immaculées et dans d'autres ténébreuses dansaient dans sa colonne vertébrale au fur et à mesure que sa silhouette vagabondait dans la crypte. D'antiques arabesques étaient gravées, symbolisant une ère trépassée dans les risées cycliques. Un son sourd éclot derrière elle, et la Jônin obliqua promptement. L'homme l'avait finalement suivi, faisant naître un nuage de fumée sous sa rude avalanche charnelle.

« Il semblerait que mon terrier attise ta curiosité. »  

L'orbe flamboyant projetait leurs contours contre les cloisons marbrées, deux entités aux antipodes. Les stèles étaient désormais préludées d'alogiques ornements semblables à des sceaux ninja. Le chakra à l'intérieur de ses formes lascives s'embrasaient. Yue était étendue face aux nimbes de son histoire, mais avait-elle la force de s'y conduire et de déstabiliser le temps pour invoquer les chimères d'un temps oublié ? Des murmures délicats s'érigèrent dans la crypte, l'aquilon, seul et impétueux maître de ce corridor négligé, fredonnait une mélodie épicurienne où seul le langage de la nature fut audible. Des tremblements acoustiques, des fluctuations symboliques, des battements olympiques dominaient la catacombe, la faisant chavirer et offrant une valse aux sceaux ancrés. Ils renvoyaient à Yue les oscillations de son passé.

« Cette crypte a l'air d'être aussi vivante que nous. »  

Elle prit son élan pour parcourir promptement cette dernière, le chakra influé dans la plante de ses pieds lui permettant d'ajouter de la vitesse à sa vélocité extrême. Ses ongles firent tournoyer la bulle incandescente, des marionnettes se révélant à ses iris.

« Je n'ai pas de temps à perdre avec des poupées de bois... »

La nymphe envoya l'orbe qui s'étendit en largeur pour aveugler les pantins, se recroquevillant hâtivement pour permettre un champ d'action à l'Apollon. Elle avait pu admirer sa force et se doutait qu'il lui suffise d'un seul heurt pour faire papillonner ces pantins. Ils n'étaient que deux créatures mystérieuses l'une comme pour l'autre, nonobstant la Jônin fut décidée de lui octroyer les prémices de sa confiance en cette unique circonstance.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Mar 12 Avr - 18:48
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Les exposer tous deux aux dangers des sous-sol étroit, n'était pas la plus sage des décisions. Non craintif des endroits mal éclairé voir dans le noir absolu, il craignait cependant les passages étroits où son imposante taille aurait des difficultés à s'y glisser. La peur. La peur d'être coincé dans les tréfonds d'un temple oublié. La peur que l'entité qui l'abrite prenne le dessus et détruise tout sur son passage. Lui-même avait un frein imaginaire dans son esprit farfelu mais la démence, elle, n'avait aucune limite. Elle qui n'avait pas hésité une seule seconde à sauter dans cette crypte désolée, s'engouffrait davantage dans ses profondeurs. La fierté masculine en pris un sacré coup à cet instant et lui aussi sauté dans ce trou avant de frapper le sol violemment, soulevant un amas de poussière avec lui. La lumière émise par le justsu de la kunoichi, permettait d'observer plus clairement les alentours. Ce n'était pas très large. Toutefois, le géant n'avait pas de quoi s'en faire. Son seul oeil encore en état, observait avec attention les parois marbrées de ces sous-sol. Il n'était guère habitué à ce genre d'endroits mais aussi bien caché, il renfermait très certainement des dizaines de pièges pour éviter aux intrus d'aller plus loin. Un test pour les Matsui peut-être ? L'une d'entre-eux était avec lui. Ce n'était pas une raison pour se relâcher. Une ventilation cyclique provenait de l'extérieur. Quoi de plus normal, ce labyrinthe souterrain n'avait pas connu d'air aussi frais depuis bien longtemps. À ce son strident, des sceaux sur les murs firent leur apparition et s'animèrent en même temps que les pas de la Matsui.

« Elle est peut-être vivante mais ne va pas si vite, Hasanoke ! » Dit-il fermement, galopant à son tour juste derrière elle. Il fut surpris lorsque marque un arrêt inattendu en se recroquevillant sur elle-même. C'est à ce moment qu'il comprit ce qu'elle voulait dire par poupées de bois. Alors, elle lui laissait la sale besogne … Cette femme, ce clan, ce rêve étrange. Curiosité malsaine. Curiosité avisée. Le sunajin ne comprenait pas très bien ce qui le poussait à agir contre ses principes. Si de temps normal il l'aurait laissée pourrir dans le temple, sans lui donner la moindre attention, là il se retrouvait à l'aider avec une histoire d'ancêtre. Hasanoke Matsui, qui es-tu réellement ?

Passant au-dessus de son interlocutrice dans une enjambée aisée, il fit craquer légèrement sa nuque avant de charger les trois marionnettes en face de lui. Sa taille très souvent sujette à moqueries, lui était d'une grande utilité dans des moments comme celui-là. En effet, aucun de ces êtres de bois ne pouvait lui échapper. Chargeant de son chakra dans son poing, il cogna le premier pantin et laissa ensuite continuer son coup sur les deux autres. Le bois éclata violemment à cause de la puissance du coup. À défaut d'illuminer chaque recoin, le corps à corps c'était vraiment son truc.

« C'est à toi de te débrouiller ici, je suis simple spectateur, pas ton garde du corps. Microbe. » Il continua sa route dans un râlement grotesque. Il n'était pas la brute qu'on pouvait mettre en première ligne. Quoi que dans un certain sens, il s'y prenait au jeu, avançant dans l'obscurité la plus parfaite. Une bête réagissait à l'instinct, pas avec ce que ça vue lui offrait. de plus, ses talents de senseurs étaient à l'affût de la moindre petite parcelle de chakra. D'un pas assuré, il pénétra une enceinte plus large que cet étroit couloir dont ils sortaient. Inconsciemment, ils étaient descendus avec une légère pente.

Soudain, un râle et un soufflement bestial lui parvint et des frissons le parcoururent l'échine. Il ne pouvait distinguer les recoins de cette nouvelle pièce mais à l'écho des pas, elle était bien plus grande que le temple du dessus. Comment avaient-ils pu cacher tout cela sous terre ? C'était incroyable.

« Prépare toi à te battre … Il y a ce quel… » Il ne put terminer sa phrase, qu'il sentit une bête le charger. L'instinct était quelque chose de très pratique. Se retournant pour attraper la petite souris, il la balança au loin. Il n'avait pas prévu ce poids plume et il sut dire à quelle hauteur il l'avait envoyée. Percuté de plein fouet, le corps du borgne fut envoyé contre l'un des murs de la grande pièce, déformant celle-ci. Puissant. Avec l'impact, il avait senti deux cornes mais ne savait dire clairement quelle créature est-ce.

Dans l'obscurité, son corps commençait doucement à se noircir sur une bonne partie. La malédiction prenait place et avec elle, sa force se décuplait et sa voix devenait de plus en plus grave. Ses ricanements faisaient écho dans la pièce. De laquelle de ces deux créatures la Matsui allait cauchemarder.



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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Sam 16 Avr - 0:34
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Les actions furent promptes et quelques secondes après que la nymphe se soit accroupie sur son genou gauche, l’Apollon d'argent l'enjamba pour propulser son poing titanesque dans les corps boisés des marionnettes. Ces dernières volèrent en éclat, tempêtant contre les parois pour laisser un cyclone de constellation bistrée derrière leurs trajectoires. Plusieurs échardes se perdirent entre ses mèches de jais et d'opale. Yue se redressa uniquement un laps de temps, un nouveau son parvenant aux oreilles attentives des Shinobis. Une phrase galvaudée d'une voix gutturale et le ninja empoigna, dans l'obscurité qui drapa les lieux, la Matsui l'élançant dans les airs. Elle poussa un couinement lorsque son échine s'embrasa contre la voûte dans une douleur véhémente. Une salve de cruor s'extirpa de sa gorge, venant nimber son menton d'un filet amarante. Une musculature et une force irréelle... Avant de rechuter contre l'épine terrestre, l'épéiste glissa ses deux index dans l'anse de deux kunais pour les pénétrer dans le plafond, s'y maintenant grâce à ses muscles qui étaient saillants à la surface de son épiderme immaculée. Son ton suave retentit et l'orbe coruscant s'esquissa. Yue la balaya d'un revers de genou pour qu'elle parvienne devant l'éphèbe de Suna afin de flamboyer la vision de ce dernier. Les prunelles hétéroclites de la femme épousèrent les courbes de l'homme, remarquant son derme se moirer. Il se mutait en une entité bien plus obscure... Quels secrets refermaient cet être ?

Un buffle se tenait dressé sur ses pattes usées par les époques. Était-ce le fruit d'une malédiction ou de talents Shinobis pour permettre à ce temple de perpétuer dans l'éclipse de ses mystères ? La Matsui relâcha un kunai pour l'envoyer devant les sabots de l'animal pour l'obliger à reculer, relâchant son étreinte pour léviter un laps de temps qui lui permit cependant d'envoyer la seconde arme pour esquisser une distance entre la bête et les deux protagonistes. Ses paumes se joignirent dans la pochette maintenue sur l'os de sa hanche, attrapant le kimono de soie. Elle le fit danser entre ses doigts avant de le faire virevolter jusqu'au buffle pour le napper du tissu. Yue prit de l'impulsion dans la plante de ses pieds et son enveloppe charnelle fut projetée sur la bête tapissée, la placardant au sol du mieux qu'elle pouvait en cherchant la veine de son cou du bout de son ongle. Elle tentait peut-être vainement d'apaiser le bovin ergoté... Mais ses mouvements se turent. La Jônin relâcha la pression de son buste et revint se dresser sur ses jambes. Le kimono se courba et le mammifère reprit sa position initiale. L'insigne Matsui était placardée sur les iris animales et paraissait chloroformer ce gibier.

L'étoffe satine ondoya jusqu'au sol, dévoilant les traits de la bête. Le mâle à ses côtés, quant à lui, envoyait des signaux silencieux à Yue de par sa physionomie différente et confuse, comme s'il était plongé dans ses abysses intérieurs. Il exprimait les terreurs de l'âge adulte, les flammes rampantes, l'acier montré dans les échos de l'éternité. Il exprimait la mort, la torture, et les yeux de la nuit. Et il la regardait. L'homme n'avait fait montre d'aucune réaction, à part du dédain. Aucun humain avant celui-là n'avait eu un tel ascendant sur elle. Sa prunelle unique s'hybrida en un mordoré ombragé.

« Tu te méprends sur mon identité. Mon nom est Yue. Et toi, qui es-tu réellement ? »  

De façon étonnante, il émanait de lui cette violente puissance qui l'avait tant surprise, et cette vitalité incroyable qui lui était propre. Cet Apollon inspirait une ribambelle de sensations. Ses paroles égalaient l'impact du tonnerre, elles s'élevaient tel un hululement puissant, qui inspirait et terrifiait à la fois ceux qui l'entendaient. Son timbre de voix s'était bouleversé et se marbrait en un son plus rauque, plus chimérique. L'épéiste se rapprocha de l'animal, notant que son oreille était pourvue d'un bijou où le symbole de son clan était gravé. Le protecteur et mécène des arcanes d'Hasanoke...

« Cette bête me conduira. Tu peux repartir sur tes pas. Tu ne sembles ne plus être toi-même. »  

Un silence chargé d'expectative emplissait la salle. Quelque chose s'alluma à l'intérieur d'elle, un flamboiement d'émotions. La morsure des sceaux s'enroula davantage autour de ses poignets chétifs, se mêlant aux noirceurs présentes sur la peau de l'entité démoniaque. Ils étaient à présent marqués par la paume de l'ancestrale dame des eaux.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Dim 17 Avr - 19:53
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Une lumière, minuscule mais intense vint éclairer le serviteur de la mort. Un buffle ébène et imposant. Un animal grotesque aux yeux cernés et au museau abîmé. Aucune vie ne s'exprimait dans son regard. Une bête contrôlée par un art ninja, un art contrôlant les corps jusqu'à ce qu'ils aient accomplis leur mission. Depuis quand était-il là, à errer seul, dans ce sombre labyrinthe ? Le jeune homme à la vue amoindrie par la présence d'une cornée vide, profonde et sans tissus, avait de la pitié pour la créature. L'achever au plus vite était pour lui la meilleure des solutions et sa malédiction en manoeuvre allait assurément l'aider. Cette grande pièce allait être l'autel du sacrifice tant convoité. Alors qu'il s'apprêtait à sauter sur la bête et la massacrer d'un grand coup de coude, la Matsui avait pris de l'avance. Apparaissant devant les yeux de la bête, elle avait surgit de l'obscurité telle une acrobate. Son kimono cachant la vue de la chose, elle semblait avoir plus de pitié pour l'animal, que ce que son coéquipier du jour en avait. Un outil du clan Matsui, le gardien et le guide de la descendance.

Alors qu'il se faisait renvoyer et sa malédiction comme excuse, d'étranges liens sombres se dessinèrent sur les poignets des jeunes shinobis. Des bracelets, des chaînes, l'étreinte d'une présence inconnue. Aucune gêne, juste une sensation étrange et désagréable. L'esprit du Sunajin était mis à rude épreuve depuis le début de cette rencontre. Des rêves étranges, des ancêtres inconnus et des apparitions ésotériques. N'importe qui en serait troublé.

« Tu sembles aussi perdue que moi, Yue … » Durant un instant, il avait hésité à l'appeler par ce prénom désuet. Hasanoke résonnait toujours dans le fond de sa gorge. Elle avait le même visage mais était pourtant si différente de ce qu'il avait observé dans ses songes. Et puis, elle semblait également intrigué de ce qui arrivait à ses poignets si chétifs. Si elle n'était pas la cause de la vision première, c'était ce temple. Quoi qu'il en soit, si elle recherchait la trace de ses ancêtres, le géant et borgne y était invité lui aussi.

« Désolé, mais tu vas devoir me supporter un peu plus longtemps. Je veux savoir pourquoi j'ai été appelé. » Dit-il d'un léger sourire sur les lèvres avant de s'approcher. « Ginshi » Avait-il dit de sa voix grave et macabre. Son bras droit vint effleurer la kunoichi et l'espace d'un instant, il crut voir les liens se transformer en Kanjis et le nom de la pionnière du clan Matsui apparaître. Son regard plongeant croisa celui de la jeune femme dans un étonnement singulier. Son oeil grand ouvert et teinté de noir et d'un jaune terne, lui donnait un air de bête sauvage, ce qu'il était ni plus ni moins. Les marques noirâtres parsemées sur son corps accentuait davantage ce physique disgracieux. « Et puis tu ferais quoi ici toute seule, je parie même que t'as peur du noir. C'est quoi d'ailleurs ces marques et cette sensation étrange ? » Son sourire était visible depuis mille lieux tandis qu'il prenait le devant de la marche pour cette fois-ci. Il espérait des explications sur ces liens et l'étrange frisson qui l'avait parcouru lorsqu'elle lui était apparue là-haut.

La sortie de la gigantesque pièce donna sur un couloir beaucoup plus étroit dont des fresques étaient dessinées sur les murs. Une histoire qui mouvait au gré de la petite luciole. Une capture, une embuscade, des voyages, des flammes et un héritage. Une histoire et de ce qu'il connaissait de la part de la jeune femme, cela semblait être celle de Hasanoke. Cette histoire de grand amour se terminait dans les flammes. Les grandes choses finissent inlassablement par s'éteindre un jour ou l'autre et pourtant cette histoire se répétait sans cesse et semblait renaître tel le phénix. La frustration de ne quasiment rien comprendre et la curiosité d'en connaître davantage. Des sentiments que le sunajin n'avait pas l'habitude de côtoyer.

Au bout de ce tunnel étroit, silencieux et absent de pièges, un mur leur barrait la route, comme s'il s'agissait d'un cul de sac. En toutes lettres gravé dans la roche : Vous qui n'êtes pas maudit, vous voici au bout du chemin. Simple et efficace. Le géant laissa un moment à Yue pour lire l'inscription avant de charger une nouvelle fois son poing de chakra et l'envoyer de toutes ses forces contre la roche. Nul chemin n'est cul de sac lorsqu'un maudit use de force brute. Etait-ce le plus adéquat ? Il avait tout simplement agit par instinct, rien de plus. De la roche à en perdre de vue ou bien la suite de l'aventure ?



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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Dim 17 Avr - 23:15
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L'homme pourfendait les ténèbres, leurs ombres respectives s'étalant sur les murs faiblement éclairés par l'orbe coruscant. Les sceaux s'étalaient sur sa chair, venant maculer son épiderme d'opale pour se mourir dans sa nuque. Cette encre parsemait son enveloppe charnelle sans qu'elle ne puisse ralentir la progression obscure. Le tatouage représentait des arabesques chimériques et se moiraient lentement en des mots de l'outre-tombe. L’Apollon cristallin dévoila son nom. Ginshi. Leurs bras s'effleurèrent, ravivant les vagues de jais qui s'esquissèrent en la dénomination de la dame des eaux. Hasanoke ondoyait sur son poignet aux travers des Kanji de son prénom. Ses ongles grattèrent l'appellation scellée, embrasant le blason physique. La Matsui lâcha un grognement avant de gonfler ses poumons de l'air sépulcral. En d'autres temps, elle aurait été prise de trac devant un spectacle semblable, mais ce théâtre malsain ne lui inspirait rien de plus qu'un sentiment d'accomplissement détaché. La nymphe se sentait manipulée par des fils invisibles, poussée à détacher son attention de ces sceaux pour se focaliser ailleurs. Sur cet héritage occulte. Elle ne tarda pas à perdre la notion du temps, rares étaient les sons qui pénétraient les murs hormis ceux de leurs pas. Ginshi pointa du doigt sa crainte majeure et Yue obliqua son faciès en sa direction. Quel paradoxe... Avoir peur de ces ténèbres qui l'avaient bercé durant son enfance ; bien plus que les bras affables d'une mère absente. Elle avait condamné la pénombre à se recroqueviller derrière son échine lorsque sa silhouette avait traversé la porte de cette boite aux cauchemars et que son organisme avait atteint l'épiderme terrestre.

« Ce n'est pas le noir qui m'effraie. Mais les choses qui s'y trouvent. »  

L'épéiste marqua un arrêt et porta sa paume à son œil parme. Elle agrippa ses ongles à la bordure de ce dernier et retira ce gemme de son orbite. Son iris de jais contrastait avec ce bourgeon aveugle. Un filtre incolore s'étirait à la place d'une prunelle saine. La demoiselle ancra l’œil de verre pour permettre à son visage de retrouver une vénusté convenable, et non une beauté bancale et estropiée par les tentateurs de l'opacité.

« Ces marques semblent être des indications dont l'auteure serait cette Hasanoke. Même dans la mort, elle continue de faire parler d'elle... »  

Les cloisons narraient une histoire éteinte dans les flammes ardentes de la mort et le tunnel se termina face à une impasse... Qui n'en fût pas une pour Ginshi. Il fit imploser son poing fermé contre le mur, ce dernier volant en éclats pour dévoiler un accès. Le buffle se nimba d'un drap immaculé, disparaissant mollement, ses couleurs se délavant pour ne laisser que la trace de ses sabots sales sur les dalles salées. Ce mécène bovin avait-il terminé sa quête antique et venait-il enfin de découvrir les bras d'un repos prolixe ? Devant leurs regards, s'étendit une vaste pièce dépeuplée. Une armoire dorée était appuyée au fond et était bardée d'une esquisse ferrée. Les mécanismes rappelaient les ornements sur leurs enveloppes épicuriennes. Yue arqua un sourcil et juxtaposa ses bras à ceux de Ginshi, leurs peaux s'incendiant ensemble pour former un unique dessin. La Matsui mordit sa lippe, goûtant aux perles de sang. Le duo exécuta le plan sur les dispositifs afin de les ordonner... Un lourd son souleva la poussière et la clôture s'ouvrit sur ce joyau archaïque, le patrimoine de la lignée Kirijinne.

« Un miroir ? »  

Face à cette réponse abasourdissante de son périple, la Jônin s'approcha du psyché. Il reflétait les entités présentes et les visages sceptiques des Shinobis. La brune apposa sa paume contre la surface de verre et le temps se fit aspirer. Sa vision s’atténua.

La Kunoichi n'en finissait pas de tomber. La tiédeur qu'elle ressentait autour d'elle était épaisse et lourde ; c'était un océan huileux, fin et clair, aussi profond que sa mémoire, et dont elle ne pouvait sonder les limites. Elle sombrait, la chaleur s'enroulait autour d'elle en filandres légères, pénétrait par sa bouche et ses pores, lui emplissait les bronches et la gorge, l'appesantissait. Elle chavirait, de plus en plus bas. Dans son centre nerveux, des parties de son corps étaient comme occultées : des nerfs s'étaient tus alors que sa physiologie se mettait en œuvre pour la garder en vie.  

300年前
Narratrice - Matsui Hasanoke.


Au travers de cette nuit glacée, je contemplais une lune triste et larmoyante. Sa fraîcheur qui, d’habitude, m’envahissait vint s’effondrer silencieusement dans les dunes arides. L’aura blanchâtre tournoyait autour de moi, dans une danse timide et lugubre, telle une feuille d’un automne apeuré. Je fis un léger mouvement de la main gauche pour entrelacer celle de mon amant. Une énergie volatile s’émancipa langoureusement au creux de ma paume, plus précisément puis par une ruse des plus malicieuses, vint jusqu’à la cime de mes doigts ; mon corps fut alors parcouru d’un frisson intense. Le décor nuitée continuait de se décupler dans les profondeurs étoilées, laissant apparaître de temps en temps, un brin de chaleur. Alors que se laissa furtivement s’échapper un soupir masculin, Hikozō déploya son bras sur mon corps.

Autrefois, j’étais amoureuse du ciel et des océans, et mon cœur s’y perdait pendant des heures. Au village de Kiri, au pied des montagnes bleues du Nord, les nuages perdent l’horizon, et la vie prend un tout nouveau sens. Mais j'avais délaissé ce cosmos derrière moi pour intégrer l'âme de celui qui était devenu mon époux. J'avais gardé l'héritage de ma famille, pour me nommer Hasanoke Matsui-Senjūrō. La longueur ne me gênait pas et me faisait sentir toujours aussi proche de la nation fluviatile.

« Tu effaces toutes mes craintes. Ne me laisse jamais seule. J'ai constamment besoin de ton étreinte. »  


Je collais ma joue froide contre son buste ardent pour écouter ses battements cardiaques qui résonnaient contre ma peau dans une mélodie rassurante.


Ils m'avaient arraché mon bonheur. La trahison de cet homme qui était mien contre Suna avait poussé la capitale du Sable à se révolter. Mon don était recherché et leurs Shinobis m'avaient capturé à Mizu no Kuni dans le but d'appréhender cette source héréditaire qui ondoyait dans mon cruor. Hikozō m'avait sauvé des bras de la mort et à deux, nous avions fui aux travers des dunes nocturnes. Les mois et années avaient balayé les cieux et nos âmes s'étaient scellées en un mariage consentant, acquiessant pour laisser mon village et ma fratrie derrière mes pas, mais désormais notre idylle était décousue. L'échine abattue contre un pilier, mon enveloppe charnelle attachée à celle de mon amant, je reconnus les symboles incantatoires. Du feu. Ils allaient user des flammes pour consumer nos cœurs insurgés. Mon regard perdait son unique lumière, et mon visage s'était assombri, les larmes qui hantaient mon visage aussi pâle qu'un flocon délaissé dans la nature. Je pouvais sentir les palpitations aussi violentes qu'un torrent de glace, se débattre à l'intérieur de ma poitrine, comme si certaines d'entre elles, essayaient de s'échapper, afin de redonner un souffle aisé à celui qui avait toujours été, mon autre moi. Les premières salves embrasées parvinrent à nos pieds. J'envoyais ma tête en arrière, ma nuque cognant contre la colonne boisée. Je relâchais un hurlement qui s'étendit sur les steppes noctambules et mon corps se moira aux travers de sceau. Je relâchais mes pouvoirs de Juinjutsu, et des broderies s'enroulèrent autour de nos êtres. Mes pupilles se révulsèrent. Bien sur la douleur fut puissante et que ma vision fut troublée, j'étais encore en mesure de sentir ce chakra s'insinuer dans les airs et de pénétrer ces molécules afin de voguer dans le temps et de permettre un jour, à nos corps éthériques de se reconquérir. J'atteignais l'ultime stade, mes veines dépourvues d'énergie spirituelle pour être libérée de ces maux.

Cette nuit-là, le Pays du Vent fut maudit tandis que les dragons de feu dévorèrent les deux entités. Les tracés d'onyx s'étaient cependant infiltrés dans les infraliminales de mère nature et se nouèrent dans un cocon solitaire. Un jour, le sceau se réveillerait. Ainsi qu'Hasanoke et Hikozō.

本年度
Époque actuelle.

Le miroir s'était disloqué, recrachant les Yue et Ginshi. Adossé à la paroi de l'entrée du temple, il faisait face à la nymphe des eaux qui debout, enlevait lentement sa capuche de soie. Le temps était remonté, effaçant les trajectoires et les plans imagés sur leurs écorces organiques. L'épéiste cligna des yeux. Ils lui faisaient mal, comme si des braises brûlantes venaient trouver refuge à l'intérieur de ses iris, calcinant ses pupilles. Ses tempes lui faisaient mal et pour cause, elle avait l'impression d'avoir un typhon enfoui entre les méandres cervicaux. L'équilibre lui manque et la Jônin s'effondre face à l'homme, son front épousant son genou masculin.

« Toi aussi, tu les as vus ? »  

Eux, ces ombres qui évoquaient leurs traits respectifs. Elle le sentait septique, apeuré de la réponse qu'il pouvait bien donner... Peut-être offusqué de cette question, ou bien, craintif de dire un mot qui pourrait froisser la réalité de cette vision. Une douleur perpétuelle était ancrée dans son bas-ventre. La Matsui identifiait des flux désagréables venir tirailler ses viscères. De la sueur perlait son front, venant s’écouler le long de son visage presque blême.


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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Lun 18 Avr - 20:56
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Une grande pièce. Une armoire et un miroir de façade. Un mécanisme étrange illuminé par les flammes d'une rancune vieille de trois cents ans. Ils avaient dû être deux pour résoudre cette énigme. Depuis le début, ils devaient être deux. Quatre bras, quatre mains liées et un mécanisme en miroir. À peine eurent-ils terminés, qu'ils furent comme aspirés par leur reflet. Aussi grand et fort qu'il puisse être, le géant ne put rien faire face à ce sortilège. Il se sentit aspiré dans les profondeurs, les méandres de son esprit. Et en un instant, tout parut presque supportable. Des images, des scènes, une époque qui n'était pas la sienne, une vie aussi et une voix qui le bordait.


300年前
Narrateur - Senjūrō Hikozō.


Sa peau était limpide et son visage était le plus beau au monde. Je n'avais d'égard pour aucun être humain mais elle, je ne parvenais pas à l'enlever de mon esprit dès l'instant où je l'avais vue. Dès l'instant où ces soldats la traînait au bout d'une corde, comme un esclave, une personne sans valeur. Le village scindait en deux le désert et la route menant au village caché du sable, bien des hommes y faisaient halte pour se restaurer l'espace d'une nuit. J'étais perdu comme jamais je l'avais été. J'étais noyé dans les hurlements et les huées, noyé de lumière, noyé de douleur. Soudain les objets volaient en l'air et atterrissaient sur la peau opale de l'objet du dégoût. La toute première fois que j'eus croisé son regard, je me suis tétanisé sur place. Au-delà de la pitié, au-delà de la peur, malgré les coups sur sa peau nue et la torture qu'elle subissait, elle gardait un esprit fort et combattif. C'était la première impression qu'elle m'avait laissée, la première impression qui m'avait marqué à tout jamais.

Simple marchand et maudit par mes origines infâmes, je n'avais le pouvoir que de la regarder, de loin, l'admiration en guise de regard. Elle était prisonnière et son crime était de naître avec un don hors du commun. Son avenir se résumait à être l'objet d'expériences perpétuelles, son futur allait lui être volé par simple orgueil. Je n'avais jamais eu foi en l'humanité et là encore, les humains me dégoûtaient davantage. C'était pour cette raison que je n'avais jamais emprunté les armes et que j'ai préféré vivre reclus.

Le soir même de son arrivée, je ne pus fermer l'oeil. Son regard me hantait et je m'étais épris de son visage si gracieux. L'épreuve de la belle, je la partageais et si je ne faisais pas quelque chose pour elle, jamais je n'aurais pu à nouveau me regarder dans un miroir. Cette nuit-là, c'était mon coeur qui avait fait bouger mon corps et non ma tête. Je connaissais ma force et de toute évidence, je n'avais plus aucun contrôle sur moi-même. Le nectar qui coulait en moi ouvrit la porte d'un nouveau monde et teinté d'obscurité, je m'étais déchaîné comme jamais je l'avais été. La bête venait secourir la belle. C'est ainsi qu'ils m'avaient tous appelés lorsque j'étais arrivé en trombe pour lui défaire ses chaînes et l'emporter loin de toute cette cruauté, loin de ces désirs humains. Je ne savais vraiment pas ce que j'allais faire, ni d'elle, ni de ma vie. Je venais de ruiner ma vie actuelle pour une femme que je ne connaissais pas, par instinct. Ce fut une décision que je ne regrettas jamais.

La belle leva les yeux avec prudence mais tout de même avec une certaine audace. Elle était la plus merveilleuse des créatures sur terre. Je n'avais foi en personne mais j'aurais pu tout faire pour cette femme. Elle était d'une gentillesse extrême et sa douceur me transcendait. Mille questions me tiraillaient et l'amour était l'unique réponse à celles-ci. Je l'aimais et l'épouser fut un réel honneur. Hasanoke Matsui devenu ainsi ma femme, ma propriété. Les infortunes de la belle avaient fait le bonheur de la bête. Nos différences rendaient cet amour plus excitant encore. Ses yeux, je m'y plongeais dedans dès que j'en avais l'occasion. Je pouvais m'endormir en la regardant. Ma vie était différente mais enfin, elle avait un sens.

Bien des années plus tard, le cauchemars de la fameuse nuit de sauvetage nous rattrapa. Sunagakure n'avait pas apprécié sa chute et nous fûment condamnés à l'extinction. Nous brûler vifs était leur solution pour que nos pêchés soient expiés. Des pêchés … À refaire, je referais les mêmes choses. Je donnerais tout indéfiniment pour vivre et revivre ces quelques années en sa compagnie. Notre flamme ne s'éteindra jamais et ira au-delà de la mort. Nous attacher dos à dos sur ce poteau pour nous incendier ne fait que rendre cette flamme plus grosse encore. Elle m'assurait une descendance et une passion qui traverserait les âges. Elle m'avait assez comblé et continuera de le faire dans la mort. Je n'espérais pas mieux comme descente aux enfers, car jamais je n'aurais pu continuer à vivre sans elle. Pour tout, je t'en suis reconnaissant mon amour.

本年度
Époque actuelle.


L'oeil qui s'entre-ouvre, le géant se réveilla adossé contre la paroi du temple de Shukaku, comme s'il n'avait jamais bougé de sa position. Son front perlait comme s'il venait de perdre quelque chose qu'il ne pourrait jamais retrouver. Devant lui, cette femme, cette Matsui aux traits fins et à la peau aussi limpide que son ancêtre. Toute en sueur, le choc était plus important pour elle et sans énergie, elle chuta sur le sunajin qui la réceptionna de justesse. Oui, lui aussi il avait été témoin de cette vie, témoin de l'histoire de leurs ancêtres. Observant les alentours, il se demandait comment ils étaient de nouveau atterri ici, à la surface. L'espace d'un instant, il se demanda même si tout cela n'avait pas été un rêve. Plaçant la petite souris sur son épaule gauche, il se hâte en direction de la dalle menant au sous-sol mais plus rien ne s'y trouvait. Du sable et encore du sable. Des grains jaunâtres et orangés à en perdre la tête.

« Je ne suis pas fou, n'est-ce pas ? » Dit-il en tentant de feinter la crainte. « Pourquoi est-ce que mon ancêtre … lui aussi était mêlé à toute cette histoire ? » Des questions par dizaines lui pullulaient dans la tête. Il questionnait la petite souris qui se retrouvait dans la même situation que lui. Toute aussi perdue. Soudain, une attaque, comme si une lame lui traversait la poitrine. Manquant de chuter, il se rattrapa à l'aide de sa jambe droite avant de poser le genoux au sol. Le sceau sur leurs poignets avait complètement disparu et pourtant cette sensation, ce sentiment étrange, lui persistait.



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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Lun 18 Avr - 23:16
Matsui Yue

Les bêtes se cachent partout.
Yue | Ginshi
Sa tête tournait et rappelait les cieux déchirés par les flammes, immaculés de traces morbides. Un lieu ardent où l'atmosphère lourde et étouffante régnait. Les images s'étaient achevées sur les carcasses calcinées jonchant silencieusement sur le sable. Les bras de Ginshi l'enveloppèrent pour la placer sur son épaule, son front s'appuyant sur l'occiput masculin. Ses sens encore troublés, infectés, son lien avec le temps était rompu. Ses membres étaient ondoyés par des spasmes. Les images de ces visions nocturnes tourmentaient en secret les parois de son esprit et de son âme, la Matsui ayant cette lancinante impression d'y être à nouveau esclave. Le Sunajin se rua à l'antre du tombeau, glissant ses doigts pour ronger l'épiderme et tenter de trouver des réponses à leurs mille questions. Mais la trappe semblait disparue, aspirée par ce vortex tellurique. L'homme se courba sous les émotions, la demoiselle s'extirpant de ses omoplates pour se stabiliser sur ses fines jambes. L'épéiste souleva sa tête en grognant, prise de vertiges, désorientée par l'intensité du jour et par la surprise de ce réveil. Graduellement, sa mémoire se remit en ordre, lui rappelant faiblement les événements précédents, ses songes occultes et de leurs fins brutales. Sa migraine était devenue une douleur sourde, comme une ecchymose mentale, qui la laissait à moitié inerte. La poussière dans ce sanctuaire mystique rendait ses muscles presque granuleux.

« Il semblait attiré par cette femme. Les sentiments poussent les gens à agir de manière absurde. Cette étrange relation les a menés à leurs déclins. »  

L'amour, un émoi méconnu par la dame des eaux. Les entités étaient incapables d'éveiller une attirance ou de l'affection. La Jônin était acclimatée à une existence où l'amour était exilé, où les camarades étaient spécifiques. Le brasier rugissant s'éteignit en elle, ayant accompli son œuvre et elle laissa échapper un immense soupir tremblant en réalisant qu'elle était toujours elle-même malgré l'abolition de ces arabesques onyx.

« Cet héritage à trouver... Était-ce toi ? »  

La jeune femme ne fit cependant montre de son trouble. Les réponses de ce point nébuleux ne sauraient jamais concorder correctement à la réalité. La nymphe s'efforça donc de sceller momentanément la confusion qui transparaissait dans ses pupilles vaironnes. La profondeur du regard de Ginshi reflétait des lambeaux essoufflés, des lambeaux glacials. Les yeux seraient-ils le miroir de l’âme ? Ses doigts frais replacèrent une mèche de jais derrière son oreille pour aérer son faciès.

Leurs clans s'étaient hybridés aux travers des âges pour résulter de ces deux héritiers. Les steppes arides furent perturbées par un climat aux antipodes de ses habitudes. La tempête était proche. La Matsui écoutait les grondements menaçants du tonnerre rouler entre les crêtes sablées entourait le pays. Le ciel fulminant et l'atmosphère chargée d'ions négatifs la rendaient irritable et lui donnaient des démangeaisons. Le paysage devenait beaucoup plus sombre et austère. Toute l'année, sur Kiri, des tempêtes fustigeaient les flancs bleus de la nation de Mizu no Kuni. Leurs gorges abyssales étaient en permanence noyées d'une brume épaisse comme des écheveaux de laine non cardée. Souvent, les nuages et brouillards descendaient si bas que le massif tout entier disparaissaient à la vue, si bien que l'on pût se tenir au milieu d'un champ de blé, à dix kilomètres de là, et ne pas savoir où se trouvaient les montagnes. Mais la nation du sable était méconnue pour ses déchirements célestes. Le spectacle était rare. Unique. La demoiselle s'extirpa du cœur de ce temple damné. Les cieux relâchèrent de la pluie qui s'effondra sur son corps tels des piques de glace.

Sa masse capillaire lui collait contre ses muscles dorsaux et une gouttelette sinua son visage, se mourant sur la perle de ses lèvres pulpeuses.

« J'ai du mal à savoir le but de ma venue. Ton identité m'a paru familière dans cette vision. Mais ce n'était pas toi. Je ne saurais mettre des mots sur la personne que tu es. »  

La détentrice de Kubikiribōchō essayait de sonder ses souvenirs, pour revoir ses derniers instants de conscience : elle retrouva des perceptions entrecoupées et des pics de douleur brutale. Un serpent d'eau descendit lentement de son lieu d'origine. Il tournoya quelques instants, ballotté par les vents contraires, reprit de l'altitude, puis fondit sur sa cible comme un faucon sur sa proie. Il hésita encore et se posa enfin sur une ligne douce et délicate qu'était le front de la Kunoichi. Il perla sur ses yeux clos, suivant la courbe de la paupière pour finalement glisser sur une joue blanche et transie par le froid. D'un revers de main, elle effaça le chemin qu'avait tracé la larme céleste. C'était froid, pur, mordant, rafraîchissant.

« Je n'ai guère le désir de retourner sur Kiri avec des pensées dubitatives... Laisse moi avoir le cœur net sur la situation. Je peux t'offrir une collation ? Ou même une simple balade... Juste quelque chose qui me permettrait de mieux t'assimiler. Curieuse bête. »  

Elle lui adressa un court rictus sur ses ultimes mots.

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MessageSujet: Re: Les bêtes se cachent partout ⎜ Pv : Matsui Yue Jeu 21 Avr - 19:39
Senjūrō Ginshi

 
Les bêtes se cachent partout
.



Le tonnerre grondait sur cette terre désolée et aride. Des éclairs et quelques gouttes de pluies. Aussi longtemps qu'il se souvienne, le jeune homme n'avait jamais connu ce climat humide au sein du pays. Le pays du vent était fidèle à lui-même, aussi solitaire et ardent, peu importe la région dans laquelle on s'y trouvait. Sa sécheresse s'étendait jusqu'aux frontières et inhibait la flore et faune voisine. C'était cela, le pays du vent. Ce qui se passait en ce moment précis était une chose inouïe, une chose jamais vue. Le kunoichi était quant à elle, habituée à ce temps pluvieux. Kirigakure était après tout un pays brumeux où le pourcentage d'humidité était bien supérieur à toutes les autres nations. Chaque pays avait ses caractéristiques, certains plus équilibré que d'autres. Ginshi, lui, ne s'imaginait pas être né ailleurs que sur cette terre désolée. Elle le caractérisait et lui était plus que familière. Une terre ardente pour un homme solitaire.

Etait-ce lui, l'héritage des Matsui ? L'idée même le fit sourire. Ils avaient tous deux des dizaines de questions et pourtant, personne n'était là pour y répondre. La crypte n'était plus, elle avait tout simplement disparue comme si le mystère de ce clan avait été résolu, comme si l'héritage avait été transmis. Et pourtant, ils en étaient ressortit, davantage de questions en tête que lorsqu'ils y étaient entrés. Hasanoke Matsui était bien plus espiègle que ce qu'elle y paraissait. Cette séquence, apparue comme un songe, lui avait dévoilé ses propres ancêtres et son lien avec ce clan originaire de Kiri. Il en venait même à douter de ses propres initiatives. Etait-ce réellement de sa propre conscience qu'il était venu dans ce temple aujourd'hui ou bien était-ce ce sceau Matsui qui l'y avait inconsciemment poussé ? Tant de questions. Quoi qu'il en soit, il en savait désormais un peu plus sur ce qu'était sa jeune soeur et de ses propres ancêtres à elle.

« Nous sommes tous les deux aussi perdus. Hasanoke est une femme bien fourbe. Le plus impressionnant, c'est votre ressemblance. » Dit-il d'une voix calme, toujours à l'intérieur du temple. Les gouttes ruisselaient sur le corps de la jeune femme, épousant ses formes de mille baisers. Il était loin d'apprécier toute cette flotte autant qu'elle. Lui aussi ressemblait en tous points physiques à son ancêtre. Il savait désormais d'où il tenait cette force et ces mensurations hors du commun. Nul homme plus grand que lui n'avait encore croisé sa route et pour dire vrai, il n'espérait pas en rencontrer. « Je ne sais pas si je suis ce que l'on pourrait appeler un héritage. Être une bête me convient parfaitement cela dit. » Laissant un petit moment de silence le temps de sortir de sa cachette et affronter les aiguilles d'eau, il reprit de plus belle. « J'aimerais également mettre un mot sur tout ça. Ne t'éloigne pas, petite souris. Tu pourrais rapidement te perdre. » D'un pas vigoureux, il entamait la marche sur ce sable qui, peu à peu, changeait pour devenir un semblant de boue.

La pluie le dérangeait au plus au point, imbibant d'abord sa chevelure, elle ruisselait ensuite dans sa nuque et terminait le long de sa colonne. La sensation était désagréable. De loin, il préférait la température ardente et étouffant habituelle qui résumait ce fameux désert. Là, il s'agissait d'une toute autre région. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas ce voile d'eau qui allait perturber les sens du jeune homme. Il connaissait le désert comme sa poche et même en fermant les yeux, il aurait pu retrouver son chemin. S'il emprunta la route du nord, c'était justement pour éviter un village d'indigènes et cannibales du sable. Une tribu qui malgré les âges, vivait reclus du monde, se nourrissent des divers voyageurs. Sédentaires, il n'était pas difficile d'éviter leur zone, tant que l'on connaissait la région bien entendu. Plus loin au nord, ils allaient tomber sur un petit village bien plus accueillant à la limite du pays du vent. Il s'agissait d'un petit village animé où les restaurants offraient un fin mélange entre les spécialités du sable et le reste du monde. Un endroit parfait pour discuter et pour se faire offrir cette collation. Espérer en savoir plus et des réponses à toutes ses questions, était bien idiot. Elle ne pouvait rien lui offrir de tout cela. Il lui fallait désormais en savoir plus sur elle-même, sonder au mieux la petite souris.



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